Elections législatives

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Européennes

Je conçois qu’à l’approche du 7 juin chacun tire ses dernières cartouches.

Je conçois que cela est difficile de voir fondre son électorat et ses soutiens.

Je conçois que l’on peut être excessif et même de mauvaise fois.

Mais ce que je ne conçois pas d’un militant de gauche engagé depuis des années, c’est le mensonge comme argument. Aujourd’hui 3 juin Raoul Marc Jennar, dans un entretien à Nice-Matin explique que le NPA a refusé l’union avec le Front de gauche car nous refusons la régularisation des sans-papiers.

Cela est un mensonge.

A chaque réunion, Marie-Christine Vergiat et moi-même, nous avons dit clairement notre position : régularisation de tous les sans-papiers.

Plutôt que de mentir de façon éhontée, je préférerais avoir vu un seul militant du NPA le 26 mai à Cannes à la manif des sans-papiers. Je préférerais que Raoul Marc Jennar et ses amis soient avec nous quotidiennement pour intervenir auprès du préfet afin  d’extirper du centre de rétention Auvare nos camarades qui sont arrêtés.

J’avais de l’estime pour Raoul Marc Jennar, ses écrits, ses réflexions, de fait je constate qu’il est déjà passé du côté des politiciens, les pires !

Le 7 juin avec un seul bulletin de vote, celui du Front de gauche, vous pouvez exprimer les attentes du peuple et concrétiser l’engagement à gauche de milliers de citoyens.

•    le carton rouge à Sarkozy
Depuis que Sarkozy est président, il a accéléré la politique de casse sociale de son prédécesseur. Il a imposé un régime autoritaire et policier, réduisant la démocratie, privilégiant ses amis millionnaires, méprisant le peuple. Le grand patronat dispose au plus haut niveau de l’état d’un affidé qui sait renvoyer l’ascenseur.
Le carton rouge à Sarkozy se double pour notre département d’un carton rouge aux duettistes Estrosi-Ciotti qui veulent imposer leur métropole, qui montrent leur mépris de la démocratie en jetant le discrédit sur la politique avec la désignation de Gaston Franco en n°4 de la liste. Battre Franco c’est faire œuvre de salubrité publique !

•    Montrer qu’une autre Europe est possible
En 2005 grâce au Non au referendum sur la traité constitutionnel européen, nous avons permis de battre en brèche l’idée que la construction européenne était obligatoirement libérale et que nous n’y pouvions rien. Après le Non de gauche, le peuple s’est invité dans le débat : services publics, protection sociale, salaire minimal européen, pacifisme et refus de l’Otan, urgence sociale et écologique. Aujourd’hui le Front de gauche donne à voir qu’une autre Europe est possible.

•    Dévoiler le cousinage UMP-MoDem-PS
Cette campagne aura permis de dévoiler que l’Europe se construit dans le consensus entre UMP, MoDem et PS. Les libéraux de droite et de gauche votent ensemble (97% des directives européennes). Le PSE est dominé par les socialistes anglais, allemands et espagnols et pourtant les députés français continuent d’y siéger. Ils ont tout voter avec la droite : démantèlement des services publics, politique antisociale, alignement sur les Etats-Unis. En France, ce sont les parlementaires socialistes et verts qui ont permis l’adoption du Traité de Lisbonne. Les amis de Bayrou siègent depuis toujours dans le groupe libéral.

•    Urgence sociale et urgence écologique

La mise en place d’un bouclier social au plan européen, le contrôle démocratique de la Banque Centrale Européenne, le développement des services publics vont de pair avec des investissements lourds pour une écologie publique, énergies renouvelables, économies d’énergie, transports collectifs, fret ferroviaire, gestion publique de l’eau, agriculture de proximité sans OGM garantissant aux agriculteurs une juste rémunération.

•    du Front de gauche au Front populaire

En trois mois, nous avons rassemblé bien au-delà des militants du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche, de la Gauche Unitaire, des syndicalistes, des militants associatifs, des économistes, des artistes mais aussi la revue Politis, ATTAC avec ses anciens présidents Ignacio Ramonet et Bernard Cassen, des comités départementaux du MRC, des collectifs des Alternatifs, le M’Pep, des élus socialistes, des militants du NPA, Regis Debray, Patrick Chamoiseau,etc.
Toutes et tous attendent qu’après le 7 juin ce rassemblement continue, s’élargisse car notre objectif n’est pas d’être incantatoire ou contestataire, nous voulons une gauche majoritaire pour se débarrasser de Sarkozy et de sa bande et installer une alternative qui ne déçoive pas.
Nous aurons l’intelligence de trouver l’organisation qui nous permettra de travailler ensemble tout en gardant nos propres engagements politiques, syndicaux, associatifs et citoyens.
Nous ouvrirons un espace commun pour construire le nouveau Front populaire.
Battre Gaston Franco

Dans le quotidien local, Gaston Franco donne les raisons de son refus de débattre à l’occasion des élections européennes. 4e de la liste UMP, il ne s’abaisse pas à débattre avec le 12e de liste du Front de gauche. D’ailleurs, il ne débat avec aucun candidat comme cela c’est plus facile.

Quand on décrédibilise la politique comme il l’a fait avec ses compères Estrosi et Ciotti, il vaut mieux ne pas sortir des permanences UMP !

Contrairement à Estrosi, Gaston Franco ne s’est pas vendu pour un plat de lentilles mais il a marchandé son siège de conseiller général de St Martin Vésubie contre une sinécure à 7 000 € à la Communauté Nice Côte d’Azur plus un éventuel poste de député européen.

Gaston Franco est un homme de conviction, il s’estime beaucoup (trop). Alors, le 7 juin faites oeuvre de salubrité républicaine, barrez la route de Strasbourg à Gaston Franco, en 4e position il n’est pas sûr d’être élu, donnez-lui une leçon avec le vote Front de gauche, Marie-Christine Vergiat élue c’est Gaston Franco battu !
Le chef cacochyme du parti raciste est de passage dans le Var. Il tiendra cet après-midi une conférence de presse.

Connaissant le peu d’intérêt pour sa logorrhée, il a trouvé le moyen pour obliger les représentants de la presse à l’écouter : un petit tour en bateau dans la rade….

Des centaines d’entreprises en lutte, des milliers de salariés qui disent non au plan de casse sociale de l’UMP et du Medef. Hospitaliers, agents de La Poste, gaziers, électriciens, cheminots, enseignants mais aussi étudiants et parents d’élèves, retraités, personnes handicapées, usagers, toutes et tous refusent le démantèlement des services publics.

Mal-logés, sans papiers, travailleurs précaires, jeunes en galère, militants de la solidarité qui devient un délit mais aussi élus et habitants des communes de notre département qui  refusent la proposition de loi Balladur sur la métropolisation des Alpes-Maritimes, nous sommes tous confrontés à la raréfaction de la démocratie. Ces combats, ces résistances, ce sont aussi ceux des communistes, ceux du Front de gauche.

Dans les luttes nous donnons à voir du neuf avec ce rassemblement. De la même façon que les syndicats restent rassemblés face aux menaces de  la droite et du patronat montrant leur unité pour organiser les nécessaires ripostes, le Front de gauche est la seule liste qui regroupe Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire, syndicalistes et militants associatifs, seule liste à être soutenue par d’autres organisations comme le M’Pep ou les anciens présidents d’ATTAC, des collectifs d’économistes.

C’est donc bien un front uni qui se construit face à la droite de Sarkozy et cela était attendu par le peuple de gauche qui a assez de ces années de désespérance entre un PS social libéral dont les députés européens n’ont de cesse de voter aux côtés de Bayrou ou de l’ultra libéral Cohn-Bendit et de l’autre côté, l’isolement avec le NPA replié sur lui-même, refusant le front commun.

Alors oui, chaque voix se portant sur le Front de gauche participe au refus du Traité de Lisbonne avalisé par l’UMP, le MoDem, le PS, les Verts qui font comme si ce traité était en fonction, ce qui est faux.

Chaque voix se portant sur le Front de gauche validera les propositions sociales :

Droit au logement pour tous


Avoir recours aux  logements vacants, supprimer le dépôt de garantie et mettre en place un moratoire sur les prêts relais

Les loyers seront bloqués pendant deux ans,  pour ceux situés dans les zones à forte spéculation immobilière ils seront baissés de 10%

Les loyers seront indexés sur le coût de la vie comme les salaires.

L’état prendra la place des communes qui sont récalcitrantes à respecter la loi SRU (20% de logements sociaux).

Le statut du salarié

Le contrat à durée déterminée sera la référence.

Le recours au CDD, à l’intérim et au temps partiel seront encadrés et coûteront plus chers aux patrons.

La journée continue sera reconnue comme un droit afin d’éviter l’obligation des grandes coupures en particulier dans la grande distribution.

Relèvement des minima sociaux

Le Front de gauche propose d’augmenter les minima sociaux de 300 €.
Progressivement le minimum retraite devra atteindre le niveau du SMIC.
Une taxe sera instituée sur les profits financiers non réinvestis afin de financer la protection sociale.

Les salaires

L’écart entre les salaires minium des 27 pays européens est énorme : 92 € en Bulgarie et 1 570 € au Luxembourg.

Le Front de gauche propose d’instaurer une norme de revenu décent et une harmonisation sociale progressive.

En France, le SMIC serait augmenté en trois étapes pour atteindre 1 500 € net au 1er juillet 2010.

Salaires, pensions et minima sociaux seront indexés sur les prix.

Limiter les écarts de richesse


Mise en place d’une rémunération maximale pour éviter les gros écarts, plafonner les dividendes des actionnaires, suppression des bonus pour les patrons ainsi que les stock-options.

Les entreprises qui font des profits ne pourront pas procéder à des licenciements économiques.

Pour un véritable service public

Nationalisation de Total
Abandon des privatisations d’EDF, GDF Suez, La Poste.

Création d’emplois publics à l’hôpital, dans l’Education, l’audiovisuel public, la culture, la police et la justice.

Abrogation des directives imposant la mise en concurrence des services publics.

Le financement se fera par un plan de crise exceptionnel à hauteur de 5% du PIB soit environ 100 milliards d’euros.

Ainsi le 26 mai nous donnerons à voir aux salariés en mouvement, nos propositions.

Ainsi le 28 mai, nous montrerons l’utilité des élus du Front de gauche avec le dépôt de propositions de loi à l’Assemblée nationale.

Ainsi le 7 juin sera une journée de lutte et d’élection avec le Front de gauche.

Vendredi 22 mai, les militants du Font de gauche manifestaient devant les locaux de France 3. Cette chaîne de l’audiovisuel public a décidé de rendre compte des élections européennes de façon partisane.
Un seul débat serait organisé le 28 mai à 22h55 sans représentant du Front de gauche, alors que le Front de gauche compte le PCF dans son rassemblement, que celui-ci est représenté à l’Assemblée nationale et au Sénat par un groupe comme l’UMP et le PS, qu’il a plus de 13 000 élus locaux, que les sondages le mettent au même niveau que le Fn et le NPA.

France 3 Rhône Alpes qui organise le seul débat a décidé que tout cela ne valait rien !

Voilà comment la télé inféodée au pouvoir sélectionne, trie, discrimine les listes.

Nous ne laisserons pas faire.

Ca y est, 21 listes sont inscrites pour la circonscription du Grand Sud – Est.

Combien en restera-t-il après le contrôle de légalité ?
Hier à Acropolis le pari a été réussi, 800 personnes mobilisées, attentives, enthousiastes pour participer au meeting de Marie-Christine Vergiat avec Marie-George Buffet de 8 h à 23 h.

Se sont succédés à la tribune,


Marie-Christine Vannier, pour le Réseau Education Sans Frontière ; Denis Olivier, syndicaliste enseignant ; Suzanne Hugon, candidate, Parti de Gauhce ; Fodé Sonko, membre du Collectif des Sans-papiers 06 ; Elsa Johnstone, membre du Conseil national de la Gauche unitaire ; Claude Debons, Parti de gauche ; Michaël Albin, responsable cheminot ; Marie-Christine Vergiat, tête de liste du Front de gauche sud-est et Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF.




Chacune et chacun à sa façon a dit l’importance du vote du 7 juin.

Toutes et tous ont pu constater que le Front de gauche mobilise et, comme le laisse prévoir les sondages les uns après les autres, va créer la surprise.

Dans quelques jours Marie-Christine Vergiat siégera à Starsbourg dans le camp des porteurs d’espoir, de celles et ceux qui se battent pour une autre Europe : sociale, économique et démocratie.
Nous voyons bien comment le rejet de Sarkozy peut amener des personnes à aller au plus simple, vers celui qui a la faveur des médias.

Ces derniers jours, François Bayrou occupe les télévisions, radios et journaux. Son discours anti-sarkozy parle aux français, son livre brûlot contre le régime de l’UMP arrive à point nommé comme une bonne opération marketing, mais qui peut croire Bayrou quand il prône une autre Europe ?
Ses amis siègent avec un groupe ultralibéral, ils votent toutes les directives européennes dont l’empreinte libérale est avérée. Alors, les appels du pied de certains responsables du Parti socialiste n’en sont que plus surprenants. Bien sûr, entre Bayrou et Strauss-Kahn  à la tête du très libéral FMI ou entre Bayrou et Pascal Lamy qui dirige l’OMC il est plutôt difficile de faire la différence, comment peut-on se dire socialiste et diriger des organismes qui portent les politiques néolibérales ?
Au parlement européen, les élus du Parti Socialiste Européen (PSE) font allégeance aux dogmes libéraux et atlantistes. Décidemment ni la campagne médiatique de Bayrou ni les candidats du PS, dont certains ont renié leur campagne de 2005 pour le Non à la constitution européenne, ne peuvent ni porter la colère du peuple ni proposer une véritable alternative à gauche.

Le Front de gauche ne fait pas comme si le Traité de Lisbonne était en fonction car il ne l’est pas.  Comment  le PS peut-il parler des services publics alors qu’il valide ce traité qui porte en lui les mêmes principes ultralibéraux que le projet de constitution de Giscard ? Comment peut-on se dire de gauche et avaliser le Traité de Lisbonne qui est l’œuvre de Sarkozy ?

L’espace ouvert par le Non en 2005 qui pouvait permettre à la gauche de se (re)construire  s’est malheureusement réduit. L’isolement du NPA mais aussi la renonciation des socialistes qui avaient porté le Non donnent au Front de gauche plus de responsabilités.
Quand Bernard Cassen, fondateur et ancien président d’ATTAC, déclare : « La seule démarche à la fois unitaire et combative est celle du Front de gauche » il pointe en effet le refus de la politique européenne et le refus de la politique de Sarkozy.
C’est cela que doit faire grandir le Front de gauche. Nous devons démontrer le lien entre la politique ultralibérale de Sarkozy et les directives européennes. Celles-ci sont initiées par la Commission européenne qui est l’émanation des gouvernements dont le gouvernement français. Ces directives sont ensuite présentées au Parlement européen qui, dans la grande majorité des cas, les valide, droite, centre et PS réunis !

Les rares fois comme la directive Bolkestein ou celle sur le temps de travail (65 h hebdomadaire) où le parlement a dit Non c’est grâce au groupe de la Gauche Unitaire et Ecologiste (GUE) présidé par Francis Wurtz.

Alors oui, carton rouge à Sarkozy, refus des directives qui cassent les services publics et qui prônent la concurrence libre et non faussée mais clairvoyance sur le bulletin  de vote, seul le Front de gauche permet une expression claire et sans ambiguïté. La recomposition politique entre un PS plus libéral que social et Bayrou porteur d’intérêts libéraux ne peut  être une solution. Cela a déjà été testé en Italie et nous constatons le triste résultat. Non seulement la gauche a disparu mais le peuple italien est prisonnier d’une bipolarisation qui porte la désespérance et la renonciation.

La France n’est pas l’Italie y compris parce qu’il reste un Parti Communiste aux côtés de celles et ceux qui résistent, que ce parti construit avec d’autres le Front de gauche et que cette force va compter pour les élections européennes.

Alors, tous en campagne ! Il reste quelques jours pour faire du 7 juin 2009 une date aussi importante que le 29 mai 2005.
Antibes Juan les Pins a le triste privilège de compter parmi les innombrables yachts battant pavillon de complaisance (Iles Caïman) le bateau de l’escroc Madoff. Cet américain a abusé d’autres capitalistes qui pensaient pouvoir accumuler encore plus de fric. Les pauvres cupides ont été volés mais Madoff a été attrapé.

Une quarantaine de manifestants dont Corinne Morel-Darleux n°3 sur la liste du Front de gauche, Cécile Dumas, Conseillère municipale d’Antibes, Robert Injey et Emmanuelle Gaziello, conseillers municipaux de Nice, ont investi le port Gallice à quelques encablures de Cannes et de son festival.

Devant les medias (TF1, Libération, l’AFP, Nice-Matin, l’Humanité, le Patriote) nous avons rebaptisé le yacht et nous l’avons décoré aux couleurs du Front de gauche.

A noter à quelques mètres, un autre yacht au nom évocateur de Bling Bling !

La manifestation s’est terminée avant l’arrivée de la police. Ouf !

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Agenda

Samedi 2

  • Antibes - 9h30 : Place des Martyrs de la Résistance
  • Biot - 15h : Quartier St Philippe

Lundi 4

  • Valbonne - 6h15 : Centre technique communal
  • Antibes - 18h - Porte-à-porte aux Châtaigniers

 

Mardi 5

  • Le Bar sur Loup - 19h : réunion publique avec Cécile Dumas et Daniel Berthier

 

Mercredi 6

  • Antibes - 18h : Porte-à-porte aux Tilleuls

 

Jeudi 7

  • Sophia Antipolis - 18h30 : Réunion publique avec Cécile Dumas et Daniel Berthier, Garbejaïre

 

Vendredi 8

  • Sophia Antipolis - 18h30 : Rencontre avec les jeunes du quartier Garbejaïre

 

Dimanche 10

  • 1er tour des élections législatives

 

 

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