SNCF, SNCM : le gouvernement contre le service public

Publié le par Gérard PIEL

SNCF, SNCM : le gouvernement contre le service public

La SNCF a prévu de supprimer 2 450 postes de cheminots en 2014 dont plus de 200 en Provence-Alpes-Côte d’Azur !

Pour ce faire, Guillaume Pepy et son équipe de casseurs comptaient sur les départs à la retraite dont le nombre devait être important comme d’ailleurs dans la grande majorité des entreprises. Sauf que la réforme des retraites est passée par là et qu’elle a fait reculer l’âge de départ à la retraite, pour les cheminots aussi.

C’est ce qui s’appelle un retour de manivelle !

Pourtant, sur l’injonction du pouvoir, Pepy doit trouver des solutions pour « dégraisser ». Il a déjà supprimé 27 500 postes de cheminot en dix ans. Pepy est plein de zèle quand il s’agit de casser le service public, que ce soit sous Sarkozy ou sous Hollande, les libéraux peuvent compter sur lui.

Comment faire un plan social sans que cela s’appelle un plan social ?

Il a trouvé. Il ressort des cartons un décret de 1954, le fameux RH0281 qui permet de fixer les conditions de cessation d’activité des agents sous statuts, en claire de fixer un montant financier en cas de départ volontaire en retraite anticipée.

Sacré Pepy, toujours prêt le doigt sur la couture du pantalon. Il a obtenu l’accord du gouvernement pour déterrer ce texte.

Alors que les régions n’en peuvent plus des dysfonctionnements de la SNCF, que les usagers cherchent où est passé le service public, que la colère est partagée avec les cheminots, qu’il n’y a pas assez de contrôleurs ou de conducteurs de train, le pouvoir et son affidé Pdg n’ont qu’une idée en tête : casser, supprimer, privatiser.

Nous devons urgemment rassembler usagers, cheminots et élus pour dire non à la casse de la SNCF, non à la disparition du fret ferroviaire, non à la réforme ferroviaire contenue dans la directive européenne validée par les députés européens UMP – FN et PS !

Le sabordage de la SNCM approche, en tous les cas un nouvel obstacle a été levé facilitant la besogne de Veolia et cet obstacle a été levé par François Hollande. C’est l’abstention des représentants de l’état (25%) qui a permis de virer le président du Directoire.

Pourtant, juste avant les élections municipales le ministre des Transports Frédéric Cuvelier avait promis, Patrick Menucci s’était répandu en déclarations s’auto félicitant et remerciant Hollande et consorts. Tout cela n’existe plus.

On a du boire du champagne à la direction de Corsica ferry, entreprise où le dumping social est la règle. Les relations de proximité entre les dirigeants de cette entreprise et le pouvoir payent. Leurs objectifs est de supprimer l’entreprise publique ou ce qu’il en reste. Ils n’ont rien à faire des 2 200 salariés et de leurs familles. Ils ne voient qu’une chose le profit.

2 200 salariés auxquels il faut ajouter les sous-traitants mais aussi les salariés des chantiers navals de St Nazaire qui devaient construire les quatre navires dot la SNCM a besoin.

Décidemment, chaque jour apporte son lot de trahisons de la part d’un président de la République discrédité. En deux ans, il a renoncé au changement, pire il a accéléré les reculs sociaux lancés par Sarkozy. Il a conforté le Medef et il sert servilement la finance qui était son ennemi et qui est maintenant son donneur d’ordres.

Que ce soit pour la SNCF ou pour la SNCM, le groupe Front de Gauche du Conseil régional PACA est avec les salariés. Ils peuvent compter sur nous. Le Front de Gauche ne laissera rien faire qui puisse associer le Conseil régional de près ou de loin à cette casse organisée de ces outils de service public, au contraire nous ferons face à ceux qui voudraient participer à ces démantèlements.

Publié dans Transports

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JO 15/05/2014 10:43

quel scandale !! pour ça ils savent faire !! c'est honteux