Stop à la fessée

Publié le par Gérard PIEL

Hier, l’Assemblée nationale s’est penchée sur la pratique de la fessée pour « corriger » les enfants. Le débat a permis à la ministre en charge de la Jeunesse de tenir un discours volontariste : les châtiments corporels pour les enfants doivent être bannis.

La belle âme rappelle que la France a signé la Convention internationale des Droits de l’enfant. Cette ministre en service commandé n’a pas eu de mots assez forts pour dénoncer la maltraitance. Nous pourrions nous féliciter si madame Laurence Rossignol n’était pas membre d’un gouvernement qui pratique cette maltraitance à grande échelle.

  • 11,2% d’adolescents de 15 à 24 ans n’ont ni formation ni travail.
  • 3 millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté.
  • Depuis 2008 ce sont 440 000enfants qui sont tombés dans la misère.

Ces enfants victimes des politiques libérales et d’austérité encaissent la honte, l’inégalité, l’injustice !

Cette année encore, entre le 30 mars et le 1er novembre des milliers d’enfants ont été expulsés avec leurs parents de leur logement. Il est dommage que madame la Ministre n’ait pas assisté à ce procédure scandaleuse où, en quelques minutes, l’huissier (qui est aussi un humain) la police et le serrurier (il faut bien gagner sa vie) changent les serrures du logement enfermant cahiers de classe, jouets, médicaments comme nous l’avons vu à Antibes à la fin du mois d’octobre. Les deux gamins n’ont pas eu droit ce jour-là à la fessée mais croyez bien que leur visage restera gravé dans ma mémoire. Et eux, leur mémoire ?

Alors madame la Ministre un peu de décence. François Hollande avait promis et cette trahison permet de mettre à la rue des nourrissons, des vieillards (98 ans à Nice pour une dame malade), et ces gens-là osent dire qu’ils sont de gauche !!!

Elle est pour qui la fessée ?

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