Scandales du logement à Antibes

Publié le par Gérard PIEL

Scandales du logement à Antibes

Quand un marchand de sommeil profite de l’inertie du préfet et du député – maire – président de la CASA, cela donne des locataires exploités et abandonnés !

  • Un hôtel meublé 5 rue Pierre Loti à Juan les Pins

Le 7 septembre 2012, Jean Leonetti prend un arrêté de mise en demeure de faire cesser l’état de sur-occupation des lieux dans un délai de 1 mois avec l’obligation de reloger les occupants.

Le 25 février 2013, Jean Leonetti prend un nouvel arrêté considérant que l’état des locaux compromet gravement la sécurité du public.

Et pourtant, le propriétaire continue son trafic sans être inquiété. Un des locataires qui a effectué une demande de logement social depuis le 18 avril 2013 a aussi constitué un dossier DALO. La commission a statué le 13 janvier 2015 en ajournant son avis en attente des précisions de la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis (CASA) présidée par Jean Leonetti alors que tous les critères donnant droit au DALO sont existants.

Avec Cécile Dumas, conseillère municipale d’Antibes, nous avons écrit au préfet des Alpes-Maritimes et au député – maire d’Antibes – président de la CASA, pas de réponse dix jours après l’envoi du courrier !

  • 510-516-520 Route de Nice, pour que l’histoire ne se reproduise pas

Jean Leonetti a signé un arrêté de péril imminent le 6 février 2015 pour un bâtiment avec plusieurs entrées et plusieurs locataires. Là pas de marchand de sommeil mais une propriétaire très âgée et hospitalisée depuis des mois et sous tutelle, celle-ci n’étant intéressée apparemment que par la collecte des loyers, se désintéressant de l’état de péril du bâtiment.

Un arrêté de péril imminent ayant été signé, la première des choses à faire était de reloger décemment les locataires y compris ceux qui ont effectué une demande de logement social depuis des années !

  • Prioritaire DALO depuis 2012

Madame E. a été reconnue prioritaire DALO en raison d’un logement sur-occupé avec une personne handicapée à charge. Elle est donc prioritaire pour être relogée d’urgence, depuis trois ans, dans un T4.

Elle a effectué sa 1e demande de logement social en 2007 et depuis rien ! Sauf un chèque à venir de 600 € annoncé par une lettre signée du député – maire- président de la CASA et de la vice-présidente en charge du logement. Jean Leonetti et Marguerite Blazy précisent dans ce courrier qu’ils sollicitent les responsables du service logement de la CASA pour qu’ils suivent ce dossier. Cela s’appelle de l’auto-interpellation !

Tout cela se passe dans une ville où il n’y a que 7% de logements sociaux au lieu des 25% exigés par la loi, où 3 000 logements sont vacants, où plus de 3 000 familles ont effectué une demande de logement social et certaines depuis plus de dix ans !

Tout cela se passe dans un département où il n’y a que 9% de logements sociaux, où le principal bailleur social présidé par madame Estrosi-Sassone hiérarque UMP, gère un parc de logements vétustes voir délabrés dont on peut se demander à quoi servent les loyers et les charges payés par les 25 000 familles locataires !

Tout cela se passe dans un pays où le président de la République avait promis que le Droit au logement pour tous serait une priorité. Résultat, il y a eu autant de constructions de logement qu’en 1997 !

Les expulsions locatives vont reprendre le 1er avril sous la houlette du préfet représentant le gouvernement (dit socialiste) avec la bienveillance du député – maire – président de la CASA, UMP !

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Marc 12/03/2015 10:30

Vous pourriez également ajouter l'immeuble situé 20 bd du Val Claret. Quand on voit l'état du dernier étage, je plains celui qui vis au 1er...