Inondations, un courrier au Procureur de la République

Publié le par Gérard PIEL

Inondations, un courrier au Procureur de la République

Il ne faudrait pas que le temps de la stupeur et de l'émotion passé, la vie reprenne son cours comme si de rien n'était ! D'abord par ce qu'il y a des centaines de sinistrés qui, soit n'ont pas réintégrés leur logement soit ils ne pourront plus y habiter, soit ils ont perdu leur outil de travail, soit leur entreprise est toujours fermée, sans compter les dégâts matériels (meubles, voitures, etc.)

Aujourd'hui, les élus de la CASA, son Conseil de développement et plusieurs associations élaborent des propositions. Mais d'ores et déjà nous pouvons circonscrire les causes de la catastrophe.

Pour ma part, je pense qu'il faut rester sur le principe de précaution comme l'axe majeur de la réflexion et ne pas accepter la fameuse « culture du risque ».

Il est temps que les décideurs (État, Escota, Département) ouvrent aux citoyens les dossiers et les traitent en toute transparence. Et pour l'instant nous en sommes loin !

Le 6 octobre, quelques jours après la catastrophe, j'avais cosigné un courrier (voir en PJ) avec Cécile Dumas, adressé au Président de la CASA et maire d'Antibes, resté sans réponse.

Le 3 novembre, un mois après, j'ai adressé un courrier à Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes avec copie au Président du Comité de direction de Vinci autoroutes et au Président du Comité de direction d'Escota (voir PJ) resté sans réponse.

Aujourd'hui, j'écris au Procureur de la République de Grasse afin qu'il explique aux sinistrés et plus largement aux citoyens, comment on a pu effacer 42 procès-verbaux de relevés d'infractions au Plan de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI) de la plaine de la Brague. Il me semble que la justice qui se rend au nom du peuple doit aussi rendre des comptes.

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