Primaire or not primaire ?

Publié le par Gérard PIEL

Un appel vient d'être lancé par plusieurs personnalités et déjà signé par plus de 20 000 citoyens. Cet appel a un premier mérite, il oblige à un débat sur les finalités et les différentes visions de gauche. L'origine politique, syndicale et même professionnelle des signataires enlève toutes possibilités de manipulation. Il n'est d'ailleurs par sûr que toutes et tous poursuivent le même objectif.

Pour ma part, j'apprécie positivement cette démarche. Il est vrai que cela ne fait pas partie des méthodes des communistes mais j'estime qu'il y a un tel blocage idéologique, une désespérance qui a gagné les militants les plus endurcis, un tel ressentiment (justifié) envers le pouvoir qui a trahi ou plutôt trompé le peuple de gauche sciemment et en toute complicité avec les "forces de la finance" et le Medef que nous devons utiliser toutes les possibilités qui permettent aux militants de gauche et écologistes de reprendre l'offensive.

Le pouvoir est définitivement compromis, non seulement en partageant avec la droite et le patronat les mêmes principes économiques ultralibéraux, en réduisant la politique sociale à la portion congrue, à la criminalisation des syndicalistes, la casse du Code du travail, la fin du CDI, en stigmatisant les retraités et les jeunes qui refusent petits boulots et stages bidons.

Mais Hollande, Valls et les autres se sont déconsidérés en utilisant les attentats de la pire des façons jusqu'à puiser dans l'arsenal de l'extrême-droite des mesures pétainistes !

Enfin, comment qualifier ce pouvoir qui ne cesse de participer à toutes les aventures néocoloniales ?

Ceci pour dire que tout en étant pour les primaires à gauche, je pense que nous devons poser des conditions :

1°) Aucune participation de toutes celles et de tous ceux qui participent à ce pouvoir.

2°) Permettre un large débat qui doit commencer dès la fin du congrès du PCF.

3°) Pour les communistes, valider par le congrès puis par tous les communistes, le choix ou non de la participation.

4°) Travailler à une candidature unique du FDG.

Je n'envisage pas de candidature de témoignage car pour ces élections "l'important n'est pas de participer".

Je n'envisage pas que nous soyons de nouveau prisonniers d'un non-choix entre les fachos (Le Pen) et la droite (Sarkozy, Jupé ou Hollande).

Voilà pourquoi j’apprécie cette proposition et que je souhaite que les communistes s'en emparent, la discutent et la portent.

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