Le risque des primaires !

Publié le par Gérard PIEL

Je me suis porté volontaire pour faire partie des citoyens et des citoyennes qui organisent les primaires de gauche (si elles ont lieu). Je l'ai fait de mon plein gré sans obéir à une quelconque consigne. Cette précision est importante quand je lis certaines déclarations comminatoires. Je l'ai fait parce que je pense que la présidentielle de 2017 risque de sonner le glas de la gauche dans notre pays.

Je l'ai fait sans espérance folle mais avec conviction.

Le risque réel de se réveiller avec l'extrême-droite à l’Élysée , la propension de Hollande à puiser dans le creuset du FN pour mettre en place ses mesures antidémocratiques (État d'urgence permanent, déchéance de nationalité, carte blanche aux forces de police), ou du Medef (fin du Code du travail, détricotage des 35H, répression accrue contre les syndicalistes), sans oublier l'omniprésence de la droite classique qui se dispute déjà les places du pouvoir, tout cela devrait nous mobiliser pour ne pas laisser disparaître des décennies de conquêtes sociales et d'émancipation humaine.

Pour moi, l'idée des primaires à gauche, donc toutes celles et tous ceux qui refusent aussi la politique libérale, antisociale et antidémocratique de ce gouvernement, est une opportunité. Il faut sortir du blocage, des disputes stériles, des oukases ou des chicayas, sans oublier les ego et les imbus !

Même dans mon parti certains n'espèrent plus que dans le retour nostalgique à un passé révolu qui nous permettrait au mieux de continuer de survivre, sans exister.

Et pourtant plus que jamais ce pays a besoin d'un parti communiste offensif, en prise avec la vraie vie, ouvert, qui soit facilitateur du rassemblement, qui permette d'imposer des droits nouveaux au travail, pour le logement, à la santé, à l'éducation, à la justice sociale, à la culture. Un parti qui porte la volonté et les exigences des plus précaires, des exploités, du peuple.

Plus que jamais notre pays a besoin d'une gauche engagée proposant des solutions nouvelles, sociales, écologiques, démocratiques, économiques pour sortir le peuple de France de l'ornière mortifère où l'ont amené Sarkozy et Hollande.

Voilà pourquoi j'ai répondu favorablement à l'appel de la « primaire à gauche ».

-La nature a horreur du vide et je pense que les communistes doivent investir les lieux d'échanges et de débats.

-Je ne suis pas béat ni inconscient mais attentif et volontaire.

-Aujourd’hui, il n'y a pas de candidats incontournables ou naturels de la gauche et tant mieux. Alors débattons, proposons, construisons tout en participant aux luttes et résistances en cours.

-J'ai souvenir de la dernière élection présidentielle et de camarades qui traînaient des pieds, ne voulaient ni du FDG ni de Mélenchon. Ce sont les mêmes qui squattaient les premiers rangs sur le Prado au meeting de Marseille.

-N'écoutez pas les aigris, les traîne-savates, les éternels insatisfaits, les ressasseurs de bile, ils font le jeu de Hollande, ils font le jeu de la droite.

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claude Durand 04/02/2016 09:33

franchement je pense qu'il est temps que l'on se débarrasse de ce vocable de gauche qui ne renvoie plus désormais qu'à trahison et reniement. Faire du nouveau vraiment, difficile avec la mise en place d'écuries pour la présidentielle...comme nul n'a la réponse pendant le massacre, le débat continue!

Gérard PIEL 04/02/2016 09:51

Malheureusement il n'y a pas d autres mots à disposition .est que tout va bien la bas?

OSTRIC 03/02/2016 15:16

Je partage totalement et sans limite