DALO : un échec ?

Publié le par Gérard PIEL

Il y a dix ans, le Droit au logement opposable était promulgué. Pourtant, 58 000 familles qui sont reconnues DALO ne sont toujours pas relogées. Certains attendent depuis plus de sept ans !

Les chiffres officiels annoncent 123 596 ménages qui ont été relogés grâce au DALO.

Le « succès » de la loi a fait réagir le gouvernement qui a demandé à ses préfets une application plus restrictive de la loi. Les décisions favorables ont chuté : 45 % en 2008, 28 % en 2015.

La loi dite « égalité et citoyenneté » votée en janvier devrait apporter quelques avancées. L’ensemble des réservataires (préfectures – mairies – organismes collecteurs du 1 % logement et bailleurs sociaux) doivent désormais consacrer au moins 25 % de leurs attributions aux familles bénéficiant du DALO. Cela représente 120 000 logements !

Le deuxième axe de cette loi permet aux préfets d’activer la loi sur les réquisition des logements vacants pour les prioritaires DALO. Sur un territoire comme celui de la CASA (Antibes-Juan les Pins, Vallauris, Valbonne, Biot, Villeneuve Loubet) ce sont plusieurs centaines de logements qui pourraient être immédiatement utilisés pour des familles aujourd’hui à la rue, en hébergement d’urgence ou mal-logées.

Alors, Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes, à quand l’application « aimablement intransigeante » de la loi ?

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