Et maintenant ?

Publié le par Gérard PIEL

Hier, nous étions une centaine de militants communistes, syndicalistes, associatifs, devant le palais de justice de Nice. Eric et Marie-Rose étaient convoqués parce qu’ils avaient fait preuve d’humanité envers des jeunes réfugiés. Les collègues de travail (Nice-Matin) d’Eric étaient présents. Le dossier a, semble-t-il, était perdu !? Donc procès remis. Voilà comment fonctionne la justice de ce pays.

Bien-sûr, les discussions portaient sur l’élection présidentielle, résultats du premier tour et quoi faire au deuxième. L’amertume domine. Rater la qualification pour 500 000 voix alors que le total de la gauche dépasse largement Macron et, de fait, éliminer Le Pen, c’est rageant. Contrairement à Facebook, pas d’insulte, pas de procès d’intention mais des discussions sérieuses et argumentées.

Pour ma part, je voterai contre l’extrême-droite fascisante. Je ne veux pas d’une raciste à l’Elysée. Je ne veux pas que le parti fondé par d’anciens collabos et d’anciens de l’OAS soit au pouvoir. Laisser faire cela, c’est dire adieu à la République. Je fais avec ce qu’il y a, tout en sachant que nous devons combattre la politique libérale de Macron comme nous l’avons fait avec Sarkozy et Hollande.

J’entends « ils n’ont qu’à se débrouiller entre-eux » ou « comme ça ils verront »… Le Pen au pouvoir pendant cinq ans, ce sont les classes populaires et le peuple qui vont en baver et cela devrait laisser indifférent les communistes ? Toute l’histoire du Parti Communiste Français est placée sous le sceau de la lutte antifasciste. On ne joue pas avec cela.

Plus que jamais, nous avons besoin d’une 6e République pour sortir de ce système présidentiel. Les élections se sont jouées sur des personnes et leurs supporters, sur les affaires et les médias, sur les sondages et les débats télévisés. Quid des porte-à-porte, des réunions publiques, des entreprises, du contact humain.

La reconstruction de la gauche est en cours. Les élections législatives peuvent être le début d’un rassemblement le plus large possible englobant toutes celles et tous ceux qui feront face à Macron président ou pire, à Le Pen.

Cela ne peut pas se faire en stigmatisant, en excluant. Dans notre département, le risque de députés d’extrême-droite est avéré . L’éclatement du PS avec le ralliement d’une partie à Macron où ils rejoignent des ex-amis, des élus de droite, est en cours. La droite classique dispose encore de forces importantes et nous devrions nous payer le luxe de la division ?

Construisons avec les gens des plates-formes électorales de gauche, écologistes et citoyennes. Partageons-les dans les quartiers, les entreprises et rassemblons-nous autour pour faire face à l’extrême-droite et à la droite, Macron y compris !

Publié dans Elections

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