Estrosi, Le Pen… de la morale en politique

Publié le par Gérard PIEL

Il y a des jours où l’on se dit que la réalité touche l’affliction ! Christian Estroi vient, une nouvelle fois, de se déconsidérer. On peut dire que l’on a l’habitude, depuis que le tandem qu’il forme avec Eric Ciotti a mis la main sur une grande partie du département des Alpes-Maritimes. Les affres des deux pizzaïolos comme les surnomment leurs camarades de parti, ne cessent de défrayer la chronique.
Il y a deux ans, quand il lança sa campagne pour les élections régionales : « on allait voir ce qu’on allait voir ». Il se donnait six mois pour redresser la Région PACA ! Résultat des courses, après dix-huit mois de gestion, une région à la dérive avec la suppression de tous les espaces de débats, d’échanges que nous avions patiemment construits, démantèlement du réseau TER, réduction drastique des budgets de la formation professionnelle, de la culture, de la vie associative, du sport.
Il a, effectivement, réalisé une chose, financé cette aberration : le grand prix de formule 1 du Castellet.
Personne ne regrettera Estrosi au Conseil régional, ni les habitants de Provence Alpes Côte d’Azur, ni les fonctionnaires. On ne saura jamais la ou les raisons qui expliquent cette énième volte-face d’un élu de droite qui n’a comme ambition que sa personne. Christian Estrosi se moque pas mal des Niçois comme des Provençaux, des Alpins et des Azuréens, il agit et décide en fonction de ses propres intérêts.

Que dire de la Le Pen et de sa famille ? Depuis quarante ans aux commandes du FN, ce parti d’extrême-droite créé autour de Jean-Marie Le Pen : filles, nièces, gendres, etc. Si vous ne faites pas parti du cercle restreint vous êtes de passage, au mieux, vous gratterez deux ou trois prébendes façon Phillipot ou Tivoli. Mais, ne vous trompez pas, le jour où vous voudrez dire le fond de votre pensée (si cela existe chez les fascistes) vous serez débarqués façon Megret, Lang, et les autres…
Le clan Le Pen n’a qu’une ambition, se reproduire année après année. Le populisme qui l’anime, cette propension à se rassembler autour d’un chef et sa famille vient, une nouvelle fois, de montrer ses limites. 
En cela il faut remercier ceux et celles qui ont voté pour l’autre candidat au deuxième tour de l’élection présidentielle et cela sans illusion. Plus que jamais, nous avons besoin de collectifs, d’échanges, de débats, d’actions pour avancer et non de sauveur suprême.

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