Et maintenant …

Publié le par Gérard PIEL


Nous assistons impuissants au hold-up politique parfait. Macron et ses commanditaire vont pouvoir continuer les quinze années de saccage social et démocratique, ils vont terminer le travail !
Voilà comment, avec 16 % des inscrits (des citoyens), en utilisant toutes les ficelles (chères à François Hollande) on peut s’installer dans une hégémonie politique digne de l’ancien régime.


Nous devons reconnaître que les divisions de la gauche les ont bien aidés. Rappelons que le total des voix Mélenchon, Hamon, qualifiait la gauche pour le deuxième tour, rappelons que les programmes étaient compatibles.

Cela est nécessaire, aujourd’hui, alors que le deuxième tour va mettre en place une majorité écrasante pour la droite macronisée et qui n’est même pas sûre qu’un groupe de députés de gauche puisse se constituer.
Une gauche divisée, émiettée, où l’insulte et la trahison ont remplacé le débat et la fraternité.


Je partage le désarroi de nombreux communistes qui ont assisté avec colère à des reniements honteux. Je ne pense pas que la création de mouvements en lieu et place des partis, et du PCF en particulier, soit un progrès démocratique.
Un chef et Internet, ce serait cela la politique ?
Mais, alors qui accueillerait les réfugiés ? Qui s’opposerait aux expulsions locatives ? Qui pratiquerait l’éducation populaire ?
On parle de « dégagisme » ! Avec des dirigeants ou des candidats qui ont épuisé tous les partis existants, qui étaient socialistes à Epernay, que ce soit pour En marche ou FI. Y-a-t-il encore une perspective pour une organisation politique qui débatte, qui construit, qui tient congrès et qui élit ses dirigeants ?


Avant de terminer, je me permets de répondre aux interpellations du 2nd tour, pour ce qui concerne la 7e Circonscription des Alpes-Maritimes le choix est nul, entre un élu LR vice-président du Conseil départemental et 1er-Adjoint au maire d’Antibes et le candidat En Marche qui porte les reculs sociaux, démocratiques et écologiques de Macron.

Même si mon avis n’est pas partagé, je me permets de le donner concernant Eric Ciotti : battre le député qui s’est fait le spécialiste de la chasse aux réfugiés, de la main tendue au FN dont il partage les valeurs, me semble salutaire et indispensable. Face à la droite et à son extrême qui règnent en maître dans les Alpes-Maritimes, éliminer la tête de pont entre les deux serait une première consolation.

Publié dans Elections

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OSTRIC 19/06/2017 22:50

Il y avait pas mal de monde qui aurait pu faire un effort et tout faire pour se rapprocher il est certain que quand on envoi tout balader d'un revers de la main il est bien difficile de viser les premières places, ils n'ont pas voulu et bien regardons les résultats et on peut dire "aurait pu mieux faire", ou quel dommage