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Logement

La famille Garwachi se retrouve sans logement depuis plusieurs semaines. En effet, le plancher de leur cuisine est entrain de s’affaisser, ce qui a été constaté par la mairie qui les a relogé à l’hôtel pendant 3 jours, puis leur assurance a pris le relais pendant 5 jours mais depuis le 6 septembre ils sont sans hébergement (Voir édition Nice-Matin du 12 septembre 2009) et article sur mon blog le 10 septembre.

Le propriétaire de l’appartement a proposé un relogement dans le même immeuble à l’étage au dessus, seulement cet appartement n’est pas disponible pour le moment suite à des travaux pour le mettre aux normes et du fait que l’ancien locataire n’a pas pris toutes ses affaires.

signer la pétition de soutien (à retourner au 10 avenue Pasteur 06600 Antibes). Je ferai suivre...

Un logement insalubre dans la vieille ville d’Antibes dont un service municipal indique à la famille, un couple et deux enfants, qu’il est en péril. Cette famille est relogée à l’hôtel 48 h puis plus rien…démerdez-vous !

Pourtant la loi fait obligation au propriétaire (un notaire en l’occurrence) de reloger cette famille y compris sur injonction du préfet.

Mais le préfet est-il prévenu ?

Le maire, lui, a reçu un courrier de la famille en date du 29 août, pas de réponse pour l’instant !

Le propriétaire encaisse plus de 500 € par mois pour ce taudis. Lui aussi est aux abonnés absents.

Faut-il que je rende public son identité pour que la loi soit appliquée ?

 

C’est ainsi que les hommes (les femmes et les enfants) vivent en 2009 à Antibes - Juan les Pins - Côte d’azur.

Une nouvelle fois les locataires des HLM Châtaigniers m’ont alerté sur l’état de délabrement et de décrépitude de leur cité.
Actuellement une entreprise  pose une nouvelle isolation au goudron sur les toits, sorte d’emplâtre sur une jambe de bois pour des bâtiments qui datent de 45 ans, où aucun entretien régulier n’a eu lieu, où aucune rénovation digne de ce nom n’a été réalisée.


Le goudron a d’ailleurs permis à des inconscients de « décorer » à leur façon un bâtiment.
Après une semaine Côte d’Azur Habitat n’est toujours pas intervenu pour effacer ce gâchis.




Mais quand on constate l’état des parties communes , la saleté , l’abandon de ces 108 familles, on se dit que l’OPAC n’est pas à quelques litres de goudron …






Par contre l’état des coursives devrait inquiéter les responsables sur leur solidité.







Bien sûr les appartements sont tout aussi délabrés et voici de nouveau15 mois après l’appartement « témoin » (voir photo de mai 2008) avec les eaux usées qui se répandent toujours dans le logement !


La locataire a été évacuée par les pompiers quelques jours puis, retour à la case départ.





Les espaces verts , l’entrée dangereuse de la « résidence » et le grillage de 45 ans d’âge pour compléter le triste tableau.






Peut-on réhabiliter cette cité ?
Je pense qu’il faut se poser la question mais ce qui est sûr, c’est que les familles qui vivent là, certaines depuis 45 ans, méritent plus de respect et de considération.
C’est avec elles que nous allons gagner.
Depuis la manifestation du 18 juin, la rencontre avec madame Blazy, vice-présidente de la CASA en charge du logement, et l’entretien téléphonique avec Monsieur Serra, sous-préfet de Grasse, nous avons attendu la convocation de la table ronde qu’ils ont promis.

15 jours après, toujours rien !

Sauf des familles qui reçoivent de nouveaux avis d’expulsion.
Sauf des familles qui sont expulsées et à la rue.

J’ai donc rappelé au sous-préfet son engagement et notre mobilisation. Lire le courrier.

Dans l’ignoble, il n’y a pas de limite. Voila quelques photos prises à Antibes il y a cinq jours en centre ville. La maman et ses cinq enfants qui vivent dans cet appartement insalubre seront expulsés à partir du 15 juillet.












Le propriétaire, lui, n’est pas inquiété. Honorablement connu à Antibes, il encaisse son loyer depuis onze ans. Maintenant il veut rénover et réaliser une juteuse opération financière alors il refuse de recevoir comme il le faisait auparavant, l’APL et la maman se retrouve en difficulté.

Mais, bizarrement, il y a des huissiers qui portent des recommandés en fermant les yeux pour ne pas voir l’état du logement.
Que dire du juge !
Enfin, la procédure pour logement indécent est en court. L’expert a rédigé un rapport accablant (des carreaux descellés…enduit détérioré…au plafond traces d’infiltrations avec champignon…fenêtres se ferment difficilement… descellements de barreaux verticaux sur le garde corps…des volets désolidarisés…installation électrique dangereuse…)
Il demande pour Madame B. d’effectuer les travaux décrits par l’expert sous astreinte de 200€ par jour de  retard…procéder au relogement…condamne le propriétaire à régler la somme de 10 000 € à titre de dommages et intérêts…)

Et pourtant, l’acharnement continue.

Au fait, que fait la plate-forme sociale, les services de la CASA, sa vice-présidente au logement, le secrétaire d’état Benoist Apparu, tous prévenus de ce scandale ? Pour les rencontrer, serons-nous obligés d’aller nous aussi à « Musiques au cœur » accompagnés de Madame B. et de ses cinq enfants ?

     « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » (Victor Hugo)



15 h 45

La police fait le siège du siège du PCF.
Une trentaine de personnes sont déjà rassemblées au 10 avenue Pasteur, certaines sont dehors, sur le trottoir (il fait chaud !). Deux véhicules de la police nationale surgissent d’où sortent une escouade d’agents.
Tentative de contrôle de papier et d’intimidation puis, pendant quelques minutes, le siège du siège…
Enfin, nous comprenons pourquoi ils sont là : « Dans la hiérarchie, on s’inquiète de ce que vous allez faire ! » Moralité, la police lit nos blogs.





16 h

Nous arrivons devant les locaux du service logement de la CASA.
Locaux fermés avec cette explication











Nous décidons collectivement, le nombre des militants s’étant accru, de rejoindre la mairie et madame Blazy, vice-présidente de la CASA en charge du logement.


16h15

Nous occupons pacifiquement le hall de la mairie. Cécile Dumas, Denis La Spesa et moi-même rencontrons madame Blazy tout en étant en contact téléphonique avec le sous-préfet.

17h15
Nous sortons de la mairie avec l’engagement d’une table ronde convoquée par la sous-préfecture avec les représentants des agglomérations, des mairies, des grandes villes, des services sociaux, des bailleurs sociaux, des associations oeuvrant dans le logement social.
Auparavant, nous avions déjà fait cette demande par courrier, sans réponse !

Nous avons aussi et surtout fait la démonstration que nous pouvions mobiliser une cinquantaine de personnes en plein après-midi, un jour de semaine. Cette mobilisation va s’agrandir car messages de soutien et contacts ont aussi été nombreux.

Nous exigeons et restons mobilisés pour un été sans expulsion, pour un été du Droit au logement pour tous
Après les élections, les mauvais coups reprennent. Des dizaines d’avis de mise à disposition de la force publique signés par le préfet ou ses sous-préfets arrivent dans les foyers des familles menacées d’expulsion.

Déjà certaines familles ont été jetées à la rue, femmes et enfants compris !
Est-ce le rôle de la police de mettre sur le trottoir une enfant de deux ans et demi ?
N’y a-t-il pas là maltraitance à enfant ?


Cela s’est passé le 9 juin aux HLM St Claude, le papi, la mamie, leurs deux filles et la petite fille et aucun suivi social, aucune intervention de la « fameuse » plateforme.

Et cela n’est que le début, avec déjà des dizaines de familles à la rue, d’autres dans des caves, des voitures, des garages, hébergées par la famille, les amis, voilà que la saison des expulsions va recommencer.
Inhumaine la méthode, inhumaines celles et ceux qui s’y prêtent.

Que dire de la ministre Christine Boutin qui passe quelques minutes à Sophia Antipolis le temps d’une photo et qui repart aussitôt ?

Que dire des promesses, des engagements de Christine Boutin, de Jean Leonetti, de Marguerite Blazy ?

Alors, de nouveau, nous allons agir.

Rendez-vous JEUDI 18 JUIN à 15h45
au 10 avenue Pasteur à Antibes
avec de l’eau, des couvertures….

Lancement du Réseau « Stop aux Expulsions de Logement »

À l’initiative de la CNL, de la CSF et du DAL, 20 organisations unissent leurs efforts pour lancer un réseau national de vigilance et de mobilisation contre les expulsions de logement.

Il y a trois mois, la ministre du Logement Christine Boutin promettait qu’il n’y aurait plus d’expulsion sans relogement préalable. Aujourd’hui, cette règle n’est déjà plus respectée.

En pleine crise économique et sociale, avec la flambée des loyers et des charges, la baisse des aides au logement, la précarisation de l’emploi et la hausse du chômage (640.000 chômeurs de plus en 2009 d’après les prévisions de l’Unedic), davantage de personnes vont être fragilisées. Environ 500.000 familles sont déjà en situation d’impayé. Dans les mois qui viennent, si les pouvoirs publics ne réagissent pas, nous assisterons à une augmentation massive des expulsions.

Parce que l’expulsion est une violence sociale et une injustice indigne de notre République, des citoyens ont décidé de se mobiliser pour s’opposer activement, dans toute la France, à cette pratique d’un autre âge.

Le Réseau s’est construit à la suite de la manifestation du 15 mars contre les expulsions et se place en complémentarité des autres initiatives menées sur cette question. Il appelle à des mobilisations pour agir localement à toutes les étapes de l’expulsion, avant, pendant et après, avec les personnes menacées et ceux qui les entourent.

Le RÉSEL sera présenté lors du petit déjeuner de presse le mardi 16 juin 2009 à 9 h30, Au « Ministère de la Crise du Logement », 24, rue de la Banque - 75002 PARIS Métro « Bourse »

Contacts : DAL 06 09 59 19 74 – CSF 06 70 16 22 44 – CNL 01 48 57 04 64

Les organisations signataires : CNL, CSF, DAL, AC, ACDL, ATTAC, Bagagérue, FSU, Jeudi noir, Ligue des Droits de l’Homme, Solidaires, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, SNES, Stop précarité / Avec le soutien du PCF, PG, NPA et Verts.
Alors que depuis plus d’un an un logement du parc de la SACEMA est inoccupé aux Semboules (voir photo), une nouvelle expulsion a eu lieu le 9 juin aux HLM St Claude : une mamie, ses deux filles de 22 et 24 ans et la petite fille de 2 ans et demi.

Cette expulsion inhumaine réalisée en catimini pour une dette locative n’a pas respecté les directives de Christine Boutin, ministre du logement : « pas d’expulsion sans relogement », ni la litanie du député – maire – président de la CASA : « on n’expulse pas les familles avec des enfants ».

Les meubles et les biens de la famille sont toujours dans le logement, les quatre personnes  dont la petite fille sont hébergées chez des amis.

Quant à la plate-forme sociale elle n’a servi à rien ! D’ailleurs, a-t-elle une réelle existence ?

2 ans et demi « à la rue » et il n’y avait même pas d’assistante sociale !
Le collectif départemental du droit au logement pour tous et les résistants de la Tourache communiquent :

Après l’épisode peu glorieux de « la mise en sécurité » des logements vides  qui était en réalité le début de leur démantèlement, après la rencontre entre Gérard Piel et Claude Serra le Sous-préfet de Grasse, après un courrier important reçu ce jour, nous faisons le point de la situation. Lire la suite...
Aujourd’hui 26 mars, dans les pages d’annonces légales de Nice-Matin une ½ page pour Côte d’Azur Habitat, l’office public de l’habitat de Nice.
L’objet du marché « stockage de biens meubles par nature appartenant à des locataires qui ont fait l’objet d’expulsion… »
Le montant du marché 35 000 € HT minimum à 55 000 € HT maximum.

J’ai toujours été intéressé par les Appels d’offres de Côte d’Azur Habitat au temps de l’OPAM ils étaient plutôt savoureux, un rapport de la MIILOS avait d’ailleurs souligné leurs spécificités niçoises.
Mais là, c’est bien l’objet de cette annonce qui pose question. Soit Madame Estrosi-Sassonne n’a pas entendu la déclaration de la     ministre Christine Boutin ni lu la lettre aux préfets où elle indiquait clairement qu’il n’y aura pas d’expulsion sans relogement soit Madame Estrosi-Sassonne passe outre et ne respecte pas la parole ministérielle !
Ce qui est inquiétant c’est le montant prévu. Cela veut dire des expulsions massives.
La chasse aux pauvres continue dans notre belle Côte d’azur y compris dans les cités de l’OPAC qui sont pour la plupart vétustes et laissées à l’abandon.

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Agenda

Samedi 2

  • Antibes - 9h30 : Place des Martyrs de la Résistance
  • Biot - 15h : Quartier St Philippe

Lundi 4

  • Valbonne - 6h15 : Centre technique communal
  • Antibes - 18h - Porte-à-porte aux Châtaigniers

 

Mardi 5

  • Le Bar sur Loup - 19h : réunion publique avec Cécile Dumas et Daniel Berthier

 

Mercredi 6

  • Antibes - 18h : Porte-à-porte aux Tilleuls

 

Jeudi 7

  • Sophia Antipolis - 18h30 : Réunion publique avec Cécile Dumas et Daniel Berthier, Garbejaïre

 

Vendredi 8

  • Sophia Antipolis - 18h30 : Rencontre avec les jeunes du quartier Garbejaïre

 

Dimanche 10

  • 1er tour des élections législatives

 

 

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