Mardi 5 février 2008
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Les députés et sénateurs UMP et Modem aidés par des parlementaires PS ont osé le coup de force contre la Constitution française, en votant pour interdire un referendum où le peuple pouvait
s’exprimer.
Comment qualifier ces soi-disant représentants du peuple français qui, en même pas deux heures, arrivent à imposer un véritable déni de démocratie ?
Que l’UMP à la botte de Sarkozy et de ses amis grands patrons vote la révision constitutionnelle passe encore, les députés UMP sont libéraux et fervents défenseurs du capitalisme ; que le Modem
fasse de même, cela remet les idées en place à ceux qui pensaient que le Modem n’était pas à droite. Mais sans les 32 socialistes qui ont voté pour et les 141 qui se sont abstenus, la révision ne
passait pas !
Voilà une nouvelle fois que la réalité rattrape les engagements de campagne. Voilà au plus haut niveau politique la compromission et le consensus que nous dénonçons, ici aussi.
Bien sûr, 121 socialistes ont voté Non. Ils ont préservé une certaine idée de la gauche y compris au PS. Mais en faisant cela ils ont désobéi à la direction de ce parti qui avait appelé à
l’abstention. Il suffisait d’entendre la joie de Jack Lang après le vote pour comprendre que ce genre de personnage frappant à la porte du gouvernement de droite n’a plus rien à voir avec la gauche
!
C’est parce que nous connaissons ce genre de rapprochement, de flirt, de compromission avec la gestion de la CASA que nous constatons qu’une ligne de fracture coupe le PS. Il faudra bien que la
gauche se reconstitue y compris avec les camarades socialistes qui n’ont pas cédé sur l’essentiel. Il faudra bien dépasser les blessures des collectifs anti-libéraux pour se concentrer sur le fond
: un projet politique ancré à gauche, débarrassé des incantations, qui permette des rassemblements avec, à terme, une force politique dont la forme sera définie collectivement, force politique de
propositions, d’actions mais aussi destinée à gérer, de la collectivité jusqu’au gouvernement.
Nous voyons bien avec la multiplicité et la diversité des alliances pour les élections municipales que nous sommes à la fin d’un cycle politique et électoral. La reconstruction de la gauche ne se
fera pas à partir d’alliances y compris électorales mais bien sur le fond politique.
Combien de femmes et d’hommes pensent comme nous, n’en peuvent plus des guerres intestines politiciennes et s’éloignent de la politique ? Combien de communistes ne sont pas adhérents au PCF ?
Combien de socialistes, de militants de la LCR, des Alternatifs, écologistes souhaitent dépasser les querelles lancinantes ?
C’est le rassemblement de ces milliers d’hommes et de femmes qui sera notre futur immédiat, après les élections et quel qu’en soit le résultat.
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