Evo Morales à l’Elysée

Publié le par Gérard PIEL

Avant de s’envoler pour le Mexique où il a de nouveau profité de sa fonction pour s’octroyer un nouveau week-end de rêve pour 50 000 € payés par le président Mexicain, Sarkozy avait reçu Evo Morales le 18 février dernier.
Le président de la Bolivie clôturait ainsi une tournée des capitales européennes.
Fort de sa victoire au referendum constitutionnel du 25 janvier, Evo Morales a bénéficié de tous les égards de la part du président Français et des dirigeants des grands groupes industriels, ceux qui louchent sur les réserves naturelles de la Bolivie : gaz et lithium !
Total, Bolloré et d’autres espèrent que la Bolivie fera appel à eux pour exploiter ces richesses mais il faudra une grande mutation sociale, démocratique et économique de ces groupes pour travailler avec la Bolivie qui ne vend pas ses ressources au plus offrant mais qui négocie avec des entreprises associées respectueuses des salariés et de la  « pachamama » (terre mère). On peut imaginer pour Total et les autres le changement de gestion que cela représente !
Evo Morales a invité le président français dans son pays. Cette visite devrait s’effectuer en septembre 2009 et donner l’occasion d’inaugurer l’école nationale d’administration bolivienne conçue sur le modèle de la France.
Il est paradoxal que dans le même temps que la droite sarkosienne casse les services publics, la France serve de modèle à la Bolivie pour créer son administration publique.

Le Salar qui renferme la moitié des réserves mondiales de Lithium...

Publié dans Bolivie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Nom d'un chien 12/03/2009 10:51

Morales, avec son eternel pullover pas beau, il donne une lecon a tous ces profiteurs. C'est pas lui qui ira piquer dans la caisse pour aller faire le fanfaron avec des top modeles.

OLIVIÉ michel 10/03/2009 15:51

Souhaitons bonne chance à Évo MORALES. Les Indiens d'Amérique  semblent sortir enfin de leur torpeur et chercher à se libérer du système colonial qui les opprime depuis l'arrivée des Cortez, Pizarre et autres "conquistadors". Puisse l'exemple bolivien être suivi par les autres pays de l'Amérique dite latine où les autochtones sont nombreux voire majoritaires (Pérou, Équateur, Guatémala et Mexique).