Vendredi 24 juillet 9h30 devant la préfecture pour les Coteaux d’azur

Publié le par Gérard PIEL

C’est aujourd’hui que la commission présidée par Jean Leonetti doit donner son avis concernant la décision d’Antoine Damliani, maire PS de Carros, de casser la communauté des communes des Coteaux d’azur afin de rejoindre la Communauté urbaine de Nice Estrosi.

Un collectif de citoyens des Coteaux d’azur (Carros – Gattières – Le Broc) qui refuse ce ralliement effectué sans concertation ni consultation de la population, dénonce les pratiques anti-démocratiques de Damiani et Estrosi.
Ils refusent l’hégémonie de l’UMP sur le département. Ils demandent une consultation populaire des habitants des Coteaux d’azur.

Avec de nombreux élus communistes, j’étais à leurs côtés ce matin. Comme eux, je constate que le démantèlement des Coteaux d’azur voulu par Damiani rentre dans la stratégie de métropolisation des Alpes-Maritimes.

Les duettistes Estrosi – Ciotti ont choisi d’anticiper le projet Balladur alors que celui-ci n’est pas encore passé au Parlement.

Métropole, disparition du département et de la plupart des communes, réduction des compétences des régions, diminution du nombre d’élus et de fonctionnaires, c’est tout notre département et au-delà l’est varois qui sont concernés.

Ce qui est en jeu c’est, ni plus ni moins, que le fonctionnement démocratique de nos institutions. Ils choisissent de passer en force maintenant parce que la grande majorité des citoyens ne croit plus à la politique (voir le pourcentage de votants aux élections européennes), parce qu’ils ont senti que nombre d’élus étaient prêts à se renier pour conserver un strapontin, parce que la crise financière, économique et sociale est une véritable chape de plomb sur celles et ceux qui relèvent la tête, citoyennes et citoyens dégoûtés, élus achetés, individualisme forcené, le terrain est propice aux mauvais coups.

Opération d’Intérêt National (OIN) élaborée par quelques-uns sans concertation, sans débat, dans l’opacité des cabinets UMP et des officines patronales ; passage de la CANCA (Communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur) à la CUNCA (Communauté urbaine Nice Côte d’Azur) avec la complicité des élus prenant bien garde de consulter les électeurs, reniement façon Damiani ou promotion européenne façon Franco, tout est bon.

L’enjeu du maintien ou de la disparition des Coteaux d’azur c’est tout simplement un des premiers affrontements entre démocrate et autocratie dans ce département.
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