La lutte des classes

Publié le par Gérard PIEL

Il fut un temps où la fin de l’histoire était annoncée, où l’effondrement des pays de l’Est condamnait le communisme, où la lutte des classes cessa faute de combattants.
Enfin, le capitalisme pouvait donner toute sa mesure et réaliser le bonheur de l’humanité, mais il va vite prouver ses limites en donnant libre court à sa capacité à exploiter les êtres humains, en pillant la planète. Seuls les peuples d’Amérique du sud ont fait face pendant ces années de plomb.
L’aubaine qu’a représentée la crise pour le libéralisme, l’utilisant comme une purge sociale, n’a pas eu l’effet escompté.
Les luttes reprennent en France, nombreuses sont les entreprises où les salariés se battent dans tous les sens du terme, bousculant les patrons. Mais comment ne pas comprendre cette colère quand on voit la morgue de Lombard, pdg de France Telecom, parlant de « mode » pour les suicides de ses salariés ?
Cette colère est salutaire comme celles que nous rencontrons tous les jours concernant les conditions de travail qui se dégradent dans les entreprises privées et publiques, colère devant le pouvoir d’achat qui fond et la misère qui progresse, colère devant l’avenir bouchée pour les jeunes.

Répondre coup par coup face aux patrons voyous et leurs complices du gouvernement qui pilent les entreprises avant de les fermer. Grâce à l’UMP qui veut taxer les accidentés du travail, ce mépris et ce cynisme sont insupportables !
Alors, ne le tolérons plus !

Mais au-delà de cette colère justifiée, il faut des réponses, des ripostes. Il faut construire des résistances au niveau des défis de ce libéralisme.
Redonnons du sens à l’action collective, tous ensemble, avec des propositions ancrées à gauche, de transformation de la société.
Ils ont les médias (presque tous), le fric, la police et la justice et pourtant ils n’ont jamais eu aussi peur du réveil du peuple.
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ouvrier ansaldobreda 02/10/2009 20:00


La lutte des classes n'a jamais cessé, les patrons ont toujours continué à la pratiquer.
Il est vrai que les ouvriers et salariés se reveilent maintenant. Preuve à Cannes la Bocca, où les salariés ont réussis à fairte echec à l'OPA d'un groupe immobilier (aux pratiques très floues) sur
une entreprise industrielle, et ce malgré des appuis très surprenants.