Expulsion : la barbarie

Publié le par Gérard PIEL

11 mai 2010 expulsion juan les pins 001-copie-1Ce matin, une dizaine de citoyens ont répondu présents à l’appel d’urgence expulsion.

A 8h30 devant le Silvaplana avec Cécile Dumas, conseillère municipale et conseillère communautaire de la CASA, j’ai rejoint Monsieur M. qui loge au 5e étage. Sous procédure d’expulsion depuis deux ans dixit l’huissier de justice, Monsieur Zunino, nous avions obtenu au mois d’octobre 2009 la suspension de cette procédure.
La première question que l’on peut se poser est : qu’est-ce qui s’est passé pendant les six mois du moratoire ? Qu’elles ont été les actions de la plate-forme logement de la CASA ? Qu’elles ont été les actions des services sociaux ? Qu’elles ont été les actions des services de l’état ? Tous connaissaient les grandes difficultés de Monsieur M.

Après avoir constaté que Monsieur M avait disposé deux petites bouteilles de gaz, qu’il était décidé à aller jusqu’au bout, ce qu’il a écrit à monsieur Zunino, huissier de justice. Je suis sorti de chez lui pour appeler monsieur le sous-préfet de Grasse afin que celui-ci prenne ses responsabilités avec la police et les autres services de sécurité.

A partir de 9h30 nous avons vu arriver des policiers, l’huissier qui n’a d’humain que l’apparence, encore des policiers, la presse, encore des policiers, les pompiers.
A 10h30 une vingtaine de policiers dont la police scientifique (?) étaient autour du Silvaplana, les pompiers, des policiers en civil et Monsieur M. était toujours enfermé chez lui menaçant de tout faire sauter.

Après deux heures de tension, la police est ressortie avec monsieur M. menotté qui a été chargé dans l’ambulance. La porte de son appartement a été démolie.

Voila ce qui se passe à Antibes Juan les Pins en mai 2010, une trentaine de fonctionnaires de police et de pompiers pour expulser un monsieur âgé et malade qui aurait du bénéficier pendant six mois d’un suivi psychologique et d’un relogement. Rien de tout cela mais plutôt un déploiement de forces aussi stupide qu’inutile. Combien a coûté cette petite péripétie policière ? Ou va dormir ce soir Monsieur M. ? A quoi servent les belles déclarations de monsieur le sous-préfet, du député – maire – président de la CASA, de madame la vice-présidente déléguée au logement de la CASA qui, tous informé de ce qui allait se passer, n’ont pas eu le courage de venir voir quelle inhumanité ils avaient décidé dans leur bureau feutré !
Et pendant ce temps là, les distributeurs de billets sont cassés, la délinquance ne s’est jamais aussi bien portée à Antibes, profitant que la police est occupée par un vieux monsieur malade.

11 mai 2010 expulsion juan les pins 003

 

 

 

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