Liberté chérie

Publié le par Gérard PIEL

Mardi soir, j’ai participé à un débat organisé par la CGT-cheminot avec Noël Albin, conseiller général communiste, et Gilbert Mary, conseiller général UMP. Nous étions les seuls élus du département à avoir répondu présent.

Parmi les intervenants un représentant de l’association  « Liberté chérie » qui nous a expliqué qu’il souhaite la disparition des services publics car il dénonce les impôts, en particulier celui sur le revenu.
Au-delà de la très petite influence de cette association qui se dit apolitique bien qu’ultra libérale, il m’a fait réfléchir sur le nom de « Liberté chérie » dont ils se sont affublés.

Pour eux, la liberté c’est celle du renard dans le poulailler ! La loi du plus fort.

C’est bien vers là que va le régime Sarkozy.

En installant le bouclier fiscal pour ses amis milliardaires, il a, dès son élection et avec cynisme, consommé, posé les bases du sarkoland.

Le mépris pour les pauvres et les précaires s’affiche tous les jours y compris avec des décisions mesquines comme le retrait de l’aide à la cuve (200 €) pour ceux qui n’ont d’autres choix que de se chauffer au fuel.

La taxe carbone est un autre exemple de matraquage fiscal qui s’ajoute à ceux assénés par les élus UMP du département et des communes à travers la taxe d’habitation, le foncier bâti et les taxes sur les ordures ménagères.
Pour la petite histoire ma taxe d’habitation a bondi de 32%.

Ces impôts sont insupportables pour les chômeurs, les précaires, les retraités, les salariés. L’oligarchie du Cap d’Antibes, les yachts du quai des milliardaires n’en ont rien à faire !

Liberté chérie de renvoyer dans un pays en guerre des réfugiés raflés à Nice et qui croupissent à Auvare.

Liberté chérie d’enfermer dans les geôles des jeunes gens pendant des mois sous prétexte de terrorisme d’ultra gauche puis de les libérer sans explication.

Liberté chérie d’expulser de leur logement femmes et enfants sans suivi social.

Décidemment, les décideurs ont tous en poche leur brevet de Ponce Pilate !

Mais que dire des ministres racistes, de Besson – Papin, charters et trains de déportés ? Que dire du népotisme, de l’autoritarisme de Sarkozy ?

La République est en danger.

La liberté, l’égalité, la fraternité sont des mots honnis par le pouvoir. Il n’y a jamais eu de régime aussi autoritaire, aussi réactionnaire dans notre pays. Peut-être Louis XVIII, Pétain, drôle de trilogie avec Sarkozy !

Qui supporte encore ce gouvernement où les traîtres Kouchner, Besson côtoient Hortefeux et Lagarde ?

Le peuple en a assez mais quelles perspectives ? Quels changements de société ?

Voyez les Verts phagocytés par Cohn-Bendit qui désignent une amie intime de Sarkozy pour conduire leur liste aux élections régionales.

Voyez les socialistes empêtrés dans leurs jeux de rôle du pouvoir tirés vers la droite par des ambitieux, Valls, Peillon, les futurs Kouchner ?

Voyez le NPA, les Alternatifs qui ne peuvent dépasser le stade de la protestation et se refusent à se confronter à la vraie vie.

Et le Front de gauche qui doit s’élargir, syndicalistes, militants associatifs, citoyens, c’est le moment de s’engager, d’agir, de proposer.

Tous les jours je rencontre des dizaines d’hommes et de femmes qui sont décidés à construire une alternative au sarkoland.

C’est le moment.
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Max 08/01/2010 22:00


Les marxistes identifient certaines classes majoritaires de la société comme étant opprimées par d'autres classes, qui, elles, sont minoritaires. Les marxistes  visent à démontrer à la
majorité opprimée la vraie nature de leur exploitation, de manière à enlever toute légitimité à l'Etat existant dans l'esprit des opprimés, et par le fait même à priver l'Etat du soutien dont il a
besoin. Toutefois, au contraire des marxistes, les liberaux ont une vision beaucoup plus claire de l'ennemi. L'ennemi, c'est l'Etat qui a su pendant des siècles mobiliser toute une machine de
propagande pour induire, avec l'aide des intellectuels, une "fausse conscience"  chez les exploités, c'est-à-dire chez tous ceux qui paient plus à l'Etat qu'ils n'en reçoivent. L'ennemi, c'est
toute cette élite qui reçoit de l'Etat plus qu'elle ne lui paye : intellectuels, businessmen et syndicalistes, hommes politiques vivant plus au moins aux crochets de l'Etat. C'est aussi la droite
corporatiste, belliciste et protectionniste. Les communistes amis des tenants du systèmes actuellement incarnés par le socialiste de droite Sarkozy, comme vous, ne sont là que pour justifier et
maintenir en esclavage les populations en les appauvrissant et les réduisant dépendante de l'état et des bons vouloirs des politicards.