Milonga ou comment le capitalisme liquide une entreprise

Publié le par Gérard PIEL

 

J’ai rencontré le personnel de la grande surface musicale Milonga. Implantée à Antibes depuis près de deux ans, cette entreprise culturelle a développé des concepts plutôt sympathiques puisque la découverte des instruments est possible sans passer par la case achat.

Par ailleurs, une école de musique fonctionne, ce qui représente au niveau national 5 000 élèves.

 

Au-delà des salariés en CDI et en CDD, ce sont aussi de nombreux contrats qui lient des professeurs avec Milonga.

Tout cela se passant de bonnes façons depuis la création de cette chaîne de magasins.

 

Oui mais, l’ogre Cultura est arrivé ! Ou plutôt Sodival qui est propriétaire de Cultura.

 

Profitant des lacunes du système juridique français mais aussi de l’ANI (Accord National Interprofessionnel) signé par le Medef et la CFDT et validé par le Gouvernement, Sodival a siphonné littéralement Milonga.

230 salariés éparpillés en France sont victimes de ce hold-up libéral.

 

Sodival a organisé en toute impunité la faillite de Milonga évitant même de passer par le plan social tout en prévoyant de faire payer l’état, c’est-à-dire la liquidation judiciaire. Ainsi Sodival récupère pour son enseigne Cultura un réseau de magasins, le fichier client y compris de l’école de musique.

 

Alors si vous avez un moment, passez à Milonga, chemin des Terriers (à côté de Décathlon) pour leur apporter votre solidarité et signer la pétition ou sur change.org milonga.

Publié dans Antibes-CASA

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