Moscovici fait le loufiat à Davos

Publié le par Gérard PIEL

 

Protégée par des milliers de policiers, de milices privées, l’oligarchie financière auto-proclamée « leaders mondiaux » s’est réunie en Suisse, pays prédestiné de par son climat bancaire. L’ordre du jour de ce grand raout porte sur « le monde à travers l’entreprenariat, l’éducation et l’emploi ».

 

Pour participer à cet affront aux peuples qui souffrent et subissent la dictature financière, il faut payer 20 000 € le droit d’entrée ! Mais pour ces gens-là c’est peu de chose pour participer à l’autocongratulation helvétique : 85 personnes détiennent autant de richesses que la moitié de la population mondiale soit 3,5 milliards d’êtres humains.

 

En Europe, 10 personnes se partagent 217 milliards d’euros et 70% de la population mondiale vit dans un pays, dont le nôtre, où les inégalités ont augmenté.

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Il y a des moments de franche rigolade (oui, les riches ça rit aussi) par exemple quand le ministre « socialiste » français Pierre Moscovici s’est félicité « de la baisse du coût du travail en France » ou bien quand le patron de Sanofi qui licencie à tour de bras a raconté comment il va empocher 20 millions d’euros grâce au crédit d’impôt compétitivité.

 

Se pourléchant les babines, les responsables de la catastrophe sociale et économique ont entendu avec ravissement le montant des dividendes du CAC 40 : 36 milliards d’euros auxquels il faut ajouter 6,6 milliards d’euros consacrés à racheter leurs propres actions. Cette gabegie n’a pas ému le ministre de l’économie qui a assuré le service après-vente du pacte de responsabilité, alors là ça a été un bel éclat de rire ponctué d’ « encore, encore » !

 

Pendant ce temps, le gouvernement  social-libéral sous la houlette du président « mon ennemi c’est la finance » accélère le démantèlement des services publics, réduit drastiquement le nombre de fonctionnaire, supprime les collectivités regroupant toutes les entités en métropoles offertes aux grands groupes.

 

Sarkozy en rêvait, Hollande le fait !

 

Le résultat c’est : un chômage qui n’a jamais été aussi élevé, c’est un gaspillage d’argent public donné aux patrons, c’est la droite et l’extrême-droite qui se refont une santé.

 

Le moment de vérité approche pour le pouvoir avec les élections municipales et européennes, c’est l’occasion de démasquer ces « loufiats du capital » comme disait Jaurès !

 

Mais quel est l’hiérarque socialiste qui a dit « on ne souhaite pas changer de nom, même si parti social-démocrate me va bien ». Peut-être qu’il faudra que les socialistes changent, eux, de parti !

 

La totalité des infos est tirée d’un article des Echos du 22 janvier 2014.

 

Le graphique est réalisé par l’ONG Oxfam.

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