Non, la gratuité n’est pas un gros mot !

Publié le par Gérard PIEL

Profitant des élections municipales, des listes du Front de Gauche portent la proposition de la gratuité, en particulier des transports en commun comme une alternative à la marchandisation de la société.

 

La gratuité permet d’accéder à un bien naturel comme la lumière du soleil mais aussi de répondre à plus d’égalité et de solidarité. Dans l’histoire, des réponses politiques fortes ont déjà porté la notion « de chacun selon ses besoins », la Sécurité sociale, l’école… Bien sûr, la gratuité a un coût et c’est l’impôt qui répond à cela.

 

La gratuité du réseau interurbain d’Aubagne répond, par exemple, au scepticisme des tenants du tout marché. La carte Zou pour les scolaires dans le TER de la région Provence Alpes Côtés d’Azur aussi.

 

Dans cette société où l’argent régit tout, où les égoïsmes sont à profusion, où quelques milliers de personnes ont amassé des fortunes plus importantes que les 3/4 des états de  la planète, la gratuité permet de remettre la cupidité à sa place. 

 

C’est une façon exemplaire de redistribuer les richesses prélevées par l’impôt. Exemplaire en termes de solidarité bien sûr mais aussi d’égalité, il suffit d’emprunter un bus gratuit pour constater d’autres relations humaines, les liens qui se retissent…mais aussi des progrès pour les déplacements, l’environnement. A Aubagne la gratuité a déclenché une augmentation de 50% de voyages supplémentaires et ainsi 1 500 trajets en voiture ont été économisés.

 

Voilà pourquoi nous devons porter cette proposition de façon offensive pour les élections à venir. C’est en tout cas ce que fera la liste de « La Gauche et l’Ecologie pour Antibes-Juan les Pins ».

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