Pepy – Estrosi, les deux wagons d’un même train

Publié le par Gérard PIEL

sncfGuillaume Pepy vient de déclarer que le réseau ferroviaire de la région PACA était malade !
Au passage, il montre du doigt les syndicats qu’il stigmatise.

Christian Estrosi envoie de nouveau un écran de fumée pour cacher son incompétence, une LGV Nice – Gènes – Milan.

Nous avons là deux déclinaisons de la même politique, celle d’un grand commis de l’état UMP et celle d’un ancien ministre déficient de l’industrie.

Le grand commis responsable de la débâcle de la SNCF, y compris les dysfonctionnements de la fin de l’année 2010, pense d’abord à sauver son poste et invoque la neige pour cacher les vraies causes :
-    20 000 emplois de cheminot supprimés en huit ans !
-    Privatisation et filialisation de pans entiers de la société nationale.
-    Désorganisation dite par métier qui a cassé le maillage de l’entreprise patiemment construit depuis des années.
-    Une politique tarifaire plus proche des dogmes du MEDEF que du service public.
-    Un encadrement démoralisé, démantelé où la servilité tient lieu de compétence.
-    La destruction du dialogue social et sa substitution par le rapport de force.
-    L’abandon des règles élémentaires de sécurité, d’entretien, de respect des usagers.

Cette triste mutation est le résultat  des choix des gouvernements de droite en place depuis huit ans appliquée avec zèle par Guillaume Pepy.
Le choix de la décadence apparaît avec encore plus d’éclat en Provence Alpes Côte d’Azur.
Heureusement, la mobilisation des cheminots et des usagers a permis de contenir la mise en place de la casse du service public.

La nomination d’un directeur régional (Joseph Moulin) issu du privé avec comme consigne le démantèlement des syndicats, en particulier la CGT, la liquidation des avantages acquis, la suppression massive d’emplois, a été le signal de cette politique antisociale.
On connaît aujourd’hui le résultat catastrophique de sa gestion.

Comment peut-on soutenir jusqu’au bout un personnage qui fait durer la grève des agents de conduite de Nice et perd en justice ? Comment peut-on justifier l’infâme manipulation montée contre l’ancien directeur régional TER et, là aussi, être condamné en justice ?
J’espère que Guillaume Pepy prendra le temps lors de sa visite, vendredi 14 janvier, au Conseil régional PACA à Marseille de s’expliquer sur ces faits.

 

L’ancien ministre de l’industrie connaît bien les arcanes d’un projet LGV. Il sait les coûts, les délais, les procédures… Comment peut-il relancer le projet de TGV Nice – Gènes – Milan qui ne figure dans aucun schéma européen, qui n’est pas étudié et dont le coût n’est pas estimé ?
Voila une bonne occasion de faire travailler les « bureaux d’études ». Christian Estrosi sait pertinemment qu’il n’a aucune compétence ferroviaire, ni comme maire de Nice ni comme président de la communauté urbaine.
Faut-il lui rappeler que le réseau ferroviaire dépend de l’état, de la SNCF, de RFF et du Conseil régional ? Que ces organismes travaillent ensemble par contrat de plan ou de projet ?

Christian Estrosi cherche à cacher la prépondérance des élus de Marseille et d’Aix en Provence qui ont imposé le tracé dit « des métropoles », très coûteux et irréalisable techniquement. Messieurs Estrosi et Ciotti n’ont pas fait le poids face à Jean-Claude Gaudin et Maryse Joissains. Alors, il fait diversion avec une hypothétique liaison italienne sans même le début d’une étude de potentiel !

Qui peut penser que deux projets onéreux et aléatoires pourraient se réaliser dans le même temps ? Ou alors, Christian Estrosi a fait le deuil de la LGV Côte d’azur Nice Marseille et Nice Paris. Une nouvelle fois, la communication et le marketing remplacent la réflexion et la concertation.

Voila comment, du pdg de la SNCF au maire de Nice, l’UMP décline la politique des transports, casse du service public et incantation qui ne tiennent aucun compte de la vie des gens et de leur avis.

Publié dans Transports

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article