Lundi 16 mars 2009
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Le président bolivien est allé plaider en personne devant la commission des
stupéfiants de l’ONU pour le retrait de la feuille de coca de la liste des substances interdites depuis 1961.
Evo Morales après avoir été mineur a été cultivateur de coca et il est resté responsable syndical des paysans.
L’utilisation de la coca qui est une plante sacrée en Bolivie est en pleine mutation et diversification : infusions, bonbons, produits de beauté. La feuille qui était jusqu’à présent que mastiquée
par les boliviens devient sous l’impulsion du nouveau pouvoir un vrai produit du terroir bolivien, utilisée de mille façons.
Evo Morales qui a mastiqué devant l’auguste assemblée de l’ONU a rappelé l’usage traditionnel de la feuille de coca.
Avant de partir pour Vienne en Autriche où se déroulera la réunion, il a fait expulser de Bolivie le n°2 de l’ambassade américaine en fait, le chef de la CIA en Bolivie ! Bon débarras.
Par Gérard PIEL
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Samedi 14 mars 2009
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Photos d'une mine de POTOSI
Evo Morales a apporté son soutien au Front de gauche pour les élections européennes.
Il salue l’unité de la gauche avec le PCF, le Parti de Gauche et les militants unitaires du NPA.
Il a envoyé un message de soutien à l’occasion du meeting du Front de gauche de dimanche dernier.
Palais présidentiel
Par Gérard PIEL
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Mardi 10 mars 2009
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11:00
Avant de s’envoler pour le Mexique où il a de nouveau profité de sa fonction pour s’octroyer un nouveau week-end de rêve pour 50 000 € payés par le président Mexicain, Sarkozy avait reçu Evo
Morales le 18 février dernier.
Le président de la Bolivie clôturait ainsi une tournée des capitales européennes.
Fort de sa victoire au referendum constitutionnel du 25 janvier, Evo Morales a bénéficié de tous les égards de la part du président Français et des dirigeants des grands groupes industriels, ceux
qui louchent sur les réserves naturelles de la Bolivie : gaz et lithium !
Total, Bolloré et d’autres espèrent que la Bolivie fera appel à eux pour exploiter ces richesses mais il faudra une grande mutation sociale, démocratique et économique de ces groupes pour
travailler avec la Bolivie qui ne vend pas ses ressources au plus offrant mais qui négocie avec des entreprises associées respectueuses des salariés et de la « pachamama » (terre mère). On
peut imaginer pour Total et les autres le changement de gestion que cela représente !
Evo Morales a invité le président français dans son pays. Cette visite devrait s’effectuer en septembre 2009 et donner l’occasion d’inaugurer l’école nationale d’administration bolivienne conçue
sur le modèle de la France.
Il est paradoxal que dans le même temps que la droite sarkosienne casse les services publics, la France serve de modèle à la Bolivie pour créer son administration publique.
Le Salar qui renferme la moitié des réserves mondiales de Lithium...
Par Gérard PIEL
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Mardi 3 mars 2009
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09:27
«
C’est aujourd’hui la fin de l’état colonial et la fin du néolibéralisme »
C’est ainsi que le président Evo Morales a salué l’écrasante victoire du oui au referendum.
J’ai eu la chance d’être présent en Bolivie pendant la campagne référendaire et de constater le soutien massif du peuple Bolivien en particulier les communautés Aymara et Quechua qui représentent
70% des habitants de la Bolivie.
La nouvelle constitution renforce le contrôle de l’état sur les richesses naturelles notamment le gaz. Elle limite à 5 000 hectares la taille des propriétés agricoles ouvrant ainsi la possibilité à
une redistribution de ces terres, le lien entre l’église catholique et l’état est coupé.

La mobilisation massive des Boliviens pour le oui, surtout
dans les régions indigènes des hauts plateaux où les paysans et les mineurs ont mené campagne, a permis aussi de modifier la loi électorale, Evo Morales pourra se représenter à la présidence. Face
à ce rassemblement des forces de gauche, politiques, le « vieux » parti communiste bolivien (100 ans) étant totalement intégré dans cette union et syndicales, les latifundiaires des régions riches
qui bénéficient des médias, de milices privées, n’ont pas dit leur dernier mot. Ils appellent à la désobéissance civile et à la partition du pays.
Il me semble utile de suivre ce qui se passe en Bolivie mais aussi au Venezuela, au Paraguay, en Equateur, au Nicaragua, chacun construit à sa façon, ces pays construisent des chemins vers le
socialisme. Nouvelles constitutions, égalité entre les peuples y compris les indigènes qui ont subi des décennies d’apartheid, redistribution des terres aux paysans nombreux et engagés, démocratie
directe (referendum), nouveau rôle et comportement des responsables politiques (Evo Morales a divisé par quatre son salaire : 15 000 € par an), nationalisation des ressources naturelles, priorité à
l’éducation, à la santé,etc. La Bolivie reste le pays d’Amérique du sud le plus pauvre mais l’enthousiasme, la mobilisation qui est visible partout peut changer ce territoire longtemps abandonné
aux grands propriétaires et à leurs conseillers, les Etats-Unis. Sans culte de la personnalité au contraire, la simplicité d’Evo Morales est même déconcertante, en renonçant à l’image d’état
policier ou militaire la Bolivie change ! Bon vent !
Par Gérard PIEL
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