Alors que tout concourt au développement du transport ferroviaire, de nouvelles menaces viennent assombrir le paysage.
Voici quatre infos qui méritent réflexions et actions.
1°) Une nouvelle fois la ligne des Chemins de fer de la Provence (CP) subit les aléas climatiques. Les fortes pluies du week-end
ont fait gonfler le Var. Celui-ci a érodé la berge à hauteur du Fournel sur la commune de Touët sur Var.
On pourrait se dire que cela est
imprévisible, que ce n’est pas de chance, etc. La ligne des Chemins de fer de la Provence sert de digue tout le long du Var dans sa partie Alpes-Maritimes. Cela fait des années que je pointe la
responsabilité de l’Etat et maintenant du Conseil général qui a récupéré la gestion du Var (d’où l’exigence de Ciotti concernant l’évacuation des Roms). Les CP ne sont ni une digue ni un bassin
de rétention. Ils doivent être protégés et puisque Monsieur Ciotti gère le Var qu’il sécurise et vite !
2°) Dans sur la ligne Breil – Cuneo menacée par la Région Piémont qui a inclus la fermeture de la ligne dans son plan d’économies
et d’austérité. Là aussi, les usagers et les cheminots se mobilisent. Il en va de la desserte Cuneo – Nice !
Les états Français et Italien doivent vite s’assoir autour de la table des négociations tout comme le Conseil régional PACA. Rassemblement prévu
à Breil le 25 mai à 10h.
3°) Le devenir de la nouvelle ligne ferroviaire reliant les Alpes-Maritimes au reste de la France, anciennement LGV, la Commission mobilité 21 qui doit choisir là-aussi pour des raisons d’économies et de politique austéritaire, les dossiers susceptibles
d’être réalisés, elle rendra son rapport le 15 juin. Bien que ce projet soit indispensable pour notre département on trouve quelques élus (Jean Leonetti, Marc Daunis…) qui ne souhaitent pas voir
la réalisation de ce nouvel équipement. Peut-être sont-ils pour l’A8 bis ou un deuxième aéroport ?
4°) Enfin, une bonne nouvelle, la SNCF va verser 209 millions de dividendes à l’Etat.
A première vue cela devrait ravir tout le monde mais il faut savoir que la SNCF ponctionne allégrement les Régions à travers les conventions TER. Et quand on regarde comment la SNCF rend le
service public sur le réseau alors oui, il y a de quoi être en colère comme les usagers, comme les cheminots.
Monsieur Pepy est devenu comptable. Il gère en fonction des retours financiers. Par exemple, en proposant que les TER ne disposent plus de contrôleur ou bien en supprimant des rames qui sont
payées par les conseillers régionaux à 100% et dont la SNCF exige qu’elles soient équipées « conducteur seul ». 209 millions d’euros pris dans les poches des régions versés à l’Etat ! Ça
c’est fort !


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