Vous êtes nombreux à m’avoir adressé des messages de solidarité mais aussi à me demander comment cela s’est passé à la Cour d’appel.
Malheureusement, le délibéré sera rendu que le 3 septembre et vous comprendrez que sans ce délibéré il m’est difficile et même interdit d’évoquer mon ressenti.
Je vous propose l’article de Nice-Matin qui rend compte de la séance du 18 juin.
Puisque j’en ai l’occasion, je tiens à réaffirmer ma mobilisation et celle de mes camarades concernant le droit au logement pour tous !
Oui, l’expulsion locative sans relogement est une procédure barbare.
Oui, notre société ne doit plus mettre des familles, des femmes et des enfants à la rue. Elle le doit encore moins car le changement c’est maintenant !
Enfin, je tiens à rassurer celles et ceux qui s’inquiètent, je suis présent, je continue d’assumer mes mandats de conseiller régional délégué à l’EPRE, président du groupe Front de gauche et de
conseiller municipal « la gauche et l’écologie » à Antibes.
Présent, actif, je ne lâche rien comme des milliers de femmes et d’hommes qui souhaitent le vrai changement !
Dimanche jusqu’au col de Sestriere en raquette « que la montagne est belle ! »
Et pourtant, en plein hiver un tiers des communes touristiques de montagne se trouvent confrontées à des problèmes d’alimentation en eau potable. Le développement de l’immobilier, l’installation de centres nautiques, d’hôtels avec spa, les canons à neige, tout cela fait exploser le ratio consommation d’eau par vacancier.
La neige de culture oblige à des captages toujours plus haut, toujours plus loin, les réservoirs, les bassins de rétention sont toujours plus grands, les forages sont toujours plus profonds.
Le déficit d’enneigement ne va pas s’arrêter. La compensation par la neige de culture absorbe des millions de m3 d’eau : 10 millions de m3 en 2006 !
Quels impacts sur les écosystèmes ? Sur les cours d’eau y compris sur la faune et la flore ? Aucune étude n’a été réalisée.
Que dire des communes où n’existe aucune station d’épuration ou elles sont sous dimensionnées ? Que dire de la gestion des déchets qui se fait à l’ancienne dans des territoires où la population est multipliée par 5 à 10 en hiver ?
Tout territoire possède une capacité de charges que l’on ne doit pas dépasser encore plus dans des régions touristiques dont le principal attrait est ses paysages. Beaucoup de communes croient vivre du tourisme alors qu’en réalité c’est de l’immobilier. A trop vendre le territoire c’est l’outil de travail qui est entamé. Construire toujours plus pour accueillir toujours plus de skieurs sur de très courtes périodes conduit dans une impasse. L’eau, sa rareté est un indicateur limitant cette croissance.
Il existe un autre tourisme respectueux des territoires, des femmes et des hommes qui y vivent, avec au cœur une économie durable et vertueuse socialement, que ce soit en montagne ou sur le littoral !
La disparition de l’Abbé Pierre ce jour endeuille l'association Emmaüs et l’ensemble des militants qui agissent pour le droit au logement. L’action qu’il a menée, sa conception de la solidarité forcent le respect. La meilleure façon de lui rendre hommage sera de poursuivre les actions engagées par lui-même, la fondation Emmaüs , et tous ceux et celles qui militent pour une autre solidarité en France et pour le droit au logement.
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