Grève SNCF: réponse négative du préfet des Alpes-Maritimes

Publié le par Gérard PIEL

Je viens d’apprendre avec stupeur et colère la réponse de monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes à la demande de Michel Vauzelle, Président du Conseil régional PACA, de nommer un médiateur afin de contribuer à résoudre le conflit à la SNCF.

Monsieur Francis LAMY trouve cette nomination prématurée et cela après un mois de grève et des usagers qui sont les premières victimes du refus de la direction de la SNCF de négocier réellement, ce qu’elle serait obligée de faire avec un médiateur.

Je suis persuadé que monsieur le Préfet modifierait sa position s’il constatait sur le terrain les grandes difficultés  à se déplacer actuellement dans notre département.

J’espère qu’il reviendra très rapidement sur sa décision.

Pour ma part, je continue de travailler à ce que ces négociations débutent et que, dans le même temps, le travail reprenne.

Publié dans Transports

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gaco06 29/01/2009 17:06

monsieur Piel,pourriez vous nous dire combien touche chaque departement pour le transport des passager de la sncf sur le budget de 200 millions d'euros ?( je ne sais plus le chiffre exacte)

Philippe MEDECIN 18/01/2009 13:23

M. PIEL bonjour,
Les étapes TER (plus de 200km omnibus) que veut aujourd’hui nous imposer la direction auront des conséquences directes sur la sécurité des usagers et des agents de conduite. Car en effet compte tenu de la spécificité de notre département (nombres d’arrêt très importants, densité des circulations, gares reprochées de seulement quelques kilomètres,…) il a été convenu dans les années 1980 avec la direction d’établir la limite physiologique maximum à 200 km pour les journées composées de train omnibus desservant toutes les gares du parcours (environ 65 arrêts). Le Médecin du Travail, interrogé en 1986 sur cette limite physiologique répond, « que bien qu’étant règlementaires, certaines journées sont effectivement pénibles. La vigilance diminuant naturellement avec l’accumulation de la fatigue, il est indispensable que les ADC soient en pleine possession de leurs moyens ».
L’arrivée du nouveau matériel TR2NPG et NG, bien qu’ayant apporté un meilleur confort (c’est un minimum) à l’agent de conduite n’enlève en rien les contraintes liées aux spécificités de notre département (nombre d’arrêts, distance rapprochée entre les gares, stress lié aux accidents de personne,…). Au contraire, des contraintes supplémentaires sont apparues (ouverture des portes lors de chaque arrêt,…).
Tous ceux qui, durant cette grève, ont mis volontairement ou involontairement des « œillères » sur la dégradation de nos conditions de travail et sur l’atteinte grave à la sécurité des circulations peuvent demain être les victimes directes ou indirectes d’une catastrophe ferroviaire majeure.
Lorsqu’on parle de sécurité et de conditions de travail, notre direction nous oppose « surproductivité, rentabilité, pognon,… ».
Les cheminots viennent au travail pour gagner leur vie pas pour la perdre.

didier.f 09/01/2009 21:37

Mr Piel,il n'y a pas de probleme quand à connaitre votre engagement sur les services publics en PACA!il faut dire qu'après 30 jours de grève,la fatigue aidant,j'esperais beaucoup de votre intervention hier soir!je ne me trompe pas de cible!ça permettra aux lecteurs de votre blog de connaitre votre engagement sincère dans la reussite(espérée) du cadencement!un médiateur a enfin été nommé , nous en esperons beaucoup afin de sortir de ce conflit.mais la balle est dans le camp de la direction mais là , ce n'est pas gagné!seule notre détermination , prouvée chaque jour qui passe , permettra de faire evoluer les problèmes.SACHEZ QUE CE N'EST PAS LES CHEMINOTS QUI NE VEULENT PAS DU SERVICE PUBLIC!! mais bien la politique nationale de MISTER SARKOZY;à bientot sur nos lignes.

didier .f 08/01/2009 19:41

monsieur Piel , je suis un ardent défenseur du travail que vous effectuez dans votre département ainsi qu'à la région!je suis conducteur de train sur nice et je viens de voir le reportage sur FR3!vous savez trés bien que le cadencement ne marcherait pas meme si nous reprenions notre travail(qui n'en est plus un!!c une corvée!)IL n'y a depuis 1 mois que de la désinformation;dire que les conducteurs travaillent 6h30 par jour ou font 35 h par semaine ,c de la foutaise!!les repos hors residence ne sont pas payés et nous passons donc entre 45 et 60 h hors de chez nous dans des conditions de couchages plus proches du 19 ème siecle que du 21 ème siècle ( hors TGV bien sur)!la sncf et au dela ,SARKOZY et son son gouvernement ont bien instauré une loi sur le service minimum , dit qu'on entendra plus jamais parler de grève en France , mais ils obligent normalement , au bout de 8 jours , de saisir le méditeur!!nous l'avons fait et bien sur , sachant qu'ils auront forcément tort ,l'ont refusée et dit ,au bout d'un mois ,que c trop tot!!!!!!!!!!!!alors QUI DOIT REPRENDRE LE TRAVAIL???QUI DOIT S'ASSEOIR A LA TABLE pour écouter les doléances LEGITIMES DES CONDUCTEURS!REPRENDRE LE TRAVAIL DANS CES CONDITIONS EST SUICIDAIRE!!!20% de productivité en plus sans l'embauche d'un seul conducteur!!!!mais ou va t'on?????je pense que tout cela est bien loin de votre vision des choses et de votre philosophie!à bientot de vous entendre appuyer TOUS LES TRAVAILLEURS défendant leur outil de travail se dégradant dangeureusement!!on ne bats plus depuis longtemps pour préserver les salaires!ça , c foutu mais faire mettre des voyageurs et usagers dans des trains  "risqués"!ATTENTION!sachez que nous sommes déterminés!!

Gérard PIEL 09/01/2009 11:37


Vous pouvez le constater, tout ce que je fais et que fait le Conseil régional tend à obliger la direction de la SNCF à négocier.
Le cadencement a été décidé par la SNCF au niveau national. Dans cette région, nous avons travaillé depuis 15 mois (tables rondes, comités de ligne ...)collectivement à faire que cela soit une
réussite.
Force est de constater que le directeur de la SNCF n'y met pas la même volonté !
Puisque vous êtes cheminot, vous devez savoir l'engagement du Conseil régional pour le service public et cela depuis 10 ans. Je ne pense pas être en contradiction avec cet engagement y compris dans
ce que je fais depuis le début de la grève.