Et maintenant ?

Publié le par Gérard PIEL

Qui aurait parié au début de l’année que cinq députés du Front de gauche, dont Marie-Christine Vergiat dans le sud-est, seraient élus ?
Nous avons même commencé la campagne électorale sans tête de liste et ce n’est pas faire injure à Marie-Christine de dire qu’elle était inconnue dans notre circonscription, c’était d’ailleurs la seule particularité que lui trouvaient les médias y compris pour expliquer leur censure.
C’est donc bien une campagne collective du Front de gauche avec les militants communistes, ceux du Parti de Gauche, ceux de la Gauche Unitaire, les syndicalistes, les associatifs dont Marie-Christine Vergiat qui a permis ce résultat : 34 000 voix de plus et une élue !

L’implication des militants, des élus communistes a été dès le début déterminante. Il y avait longtemps que la plupart d’entre eux ne s’étaient pas aussi bien mêlés d’une campagne électorale.
Le travail avec nos camarades du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire a été fraternel dans les nombreux bons moments comme dans les rares mauvais. J’ai pris plaisir, jour après jour, réunion après réunion, à intervenir aux côtés de Suzanne Hugon ma colistière dont les interventions touchaient par son humanité et sa conviction. J’ai apprécié Hervé Lavisse, Jean Nicolas et leurs camarades qui, pour certains, découvraient les arcanes d’une campagne électorale. Armand Creux et ses amis de la Gauche Unitaire ont démontré que l’on pouvait, venant d’horizons différents, porter ensemble sans renier ni les uns ni les autres nos identités.
Mais il y a aussi tous ces militants syndicaux, associatifs, ces citoyens engagés qui croient encore à la gauche et qui sont venus naturellement vers le Front de gauche.

Dans une élections qui était piégée de tous côtés, à droite avec les manipulations de Sarkozy et la construction pre-élection présidentielle de Bayrou, à gauche avec les luttes intestines du Parti Socialiste et la construction  pre-élection présidentielle de Besancenot, chez les écolos avec l’attelage honteux de José Bové aux basques du libéral Cohn-Bendit, il y a avait besoin d’air, d’un peu de construction citoyenne, collective, c’est ça le Front de gauche.

Alors, on ne va pas gâcher cela, on va continuer.

Je le disais avant le 7 juin, nous devons construire un espace commun pour que tous et toutes nous retrouvions, militants politiques, syndicaux, associatifs, citoyens, pour que nous enracinions le Front de gauche dans les luttes, dans les résistances, pour que nous réfléchissions ensemble, nous construisions ensemble.

Je le disais avant le 7 juin, cet espace commun n’est pas une fusion ou un simili collectif antilibéral mais la base pour que la gauche de transformation sociale devienne majoritaire.
Car le Front de gauche est le prélude au Front populaire du 21e siècle…pour en débattre, je vous donne rendez-vous à la Fête du château les 27 et 28 juin.

Publié dans Européennes

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