Communiqué de presse suite à l'article paru dans Nice-Matin ce jour.
C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance de votre page consacrée au prix de l’eau à Antibes. La
démonstration que vous faites est totalement juste mais permettez-moi de réagir quant au billet d’humeur. Tous les élus n’ont pas validé cette décision critiquable par contre, tous les élus ont voté en connaissance de cause.
Avec mes collègues, Cécile Dumas et Denis La Spesa nous avons refusé cette décision et nous n’avons eu de cesse de la
dénoncer.
D’une part, en pointant l’abandon de la télé relève qui permettrait à Veolia de relever tous les compteurs individuels y
compris en copropriété à moindre coût et, d’autre part, ce système permettrait d’alerter les familles en cas de fuite ou de consommation excessive en temps réel.
Concernant la discrimination évoquée entre les villas et les logements collectifs, je me permets de vous rappeler mon
intervention en séance du conseil municipal du 7 décembre 2012 :
- « vous affichez une baisse de tarif
impressionnante mais celle-ci n’est valable que pour les familles qui consomment moins de 120m2. La majorité des familles n’est donc pas concernée. »
- « Je remarque que pour les familles qui habitent
dans des logements qui font partis du collectif, dans des copropriétés, comme vous avez renoncé il y a quelques mois à l’individualisation des contrats de fourniture d’eau qui est pourtant prévu
par la loi SRU, cette baisse est, de fait, là-aussi moins importante que ce qui est annoncé. »
Donnons à notre engagement pour le service public de l’eau et de l’assainissement une dimension citoyenne et populaire de nos communes à l’Europe !
Lire le communiqué
Signez la pétition européenne sur l’eau à l’initiative d’European Federation of Public Service Unions (EPSU)
Rendez-vous sur : http://www.right2water.eu/fr
La Commission européenne qui, rappelons-le, n’est que l’émanation des gouvernements, a inclus dans les fameux plans de sauvetage des pays endettés (Grèce, Portugal, Espagne) la privatisation de
l’eau : de la source à l’assainissement en passant par la distribution et la potabilité.
On est bien là dans une position idéologique et dogmatique surtout quand l’on connait la longue tradition de service public de l’eau dans la plupart des pays européens sauf la France.
Cela veut dire aussi qu’il faudrait mettre les réseaux, les services en formats acceptables pour la privatisation et le sacré marché.
Voilà comment le capitalisme utilise ses valets de la Commission européenne pour s’accaparer un bien commun de l’humanité et le transformer en marchandise.
Tout cela est public depuis dimanche 24 février et depuis nous attendons une réaction indignée du gouvernement français.
Les communes qui reprennent la gestion directe en régie de l’eau sont de plus en plus nombreuses. Une certaine fébrilité a gagné les majors de l’eau qui perdent les contrats et perdent en
crédibilité. Du coup, certaines emploient des méthodes de voyous. Gabriel Amard, le président de la communauté des communes des Lacs de l’Essonne par ailleurs militant du Front de gauche,
coauteur du livre sur la gestion publique de l’eau, en fait la triste expérience. Non seulement il a récupéré la gestion de l’eau en régie mais il parcourt le pays pour convaincre et porter la
volonté du service public. Suez a donc décidé « de discréditer sur le fond » Gabriel Amard. Pour cela ils ont embauché une officine experte en basses œuvres et coups fourrés Vae Solis. Mais tout
ça est tombé à l’eau, cette magouille a été rendue publique. Le patron de l’officine en question se nomme Antoine Boulay, il est depuis peu chef de cabinet du ministre de l’Agriculture, Stéphane
Le Foll. En voilà un au moins qui a des principes !?
Une délégation du PCF conduite par Pierre Laurent, Secrétaire national se rendra au Forum Mondial de l’eau à Marseille pour rencontrer tous les acteurs, élus et citoyens qui agissent pour le
droit à l'eau. Pour les communistes l'eau doit être considérée comme un bien commun de l'humanité qui impose une rupture avec les logiques capitalistes.
Nous voulons contribuer aux solutions pour sa protection, son partage, sa gestion démocratique et publique en ouvrant un nouveau champ de solidarité nationale. Ce n’est plus aux seuls usagers de
supporter sur leur facture le poids des investissements lourds qui doivent être faits pour atteindre le bon état écologique de l’eau.
Seul le service public peut garantir l’égalité et son accès à chacun. Il doit être l'outil de la mise en œuvre d’un tarif unique modulé sur l’ensemble du territoire et assurer la péréquation
nécessaire sur les investissements. En effet les collectivités locales doivent conserver la compétence de la gestion de l’eau mais ce service public national doit les accompagner dans leur
maîtrise publique. Le pôle public national de l'eau doit permettre de se réapproprier les enjeux de la recherche, du développement, du financement, de la formation, aujourd’hui essentiellement
détenus par le privé, et agir pour un contrôle démocratique associant les citoyen-ne-s.
L'eau, plus qu'un besoin vital, est un droit fondamental qui reste à conquérir dans notre pays et dans le monde. C'est pour cette ambition que nous rencontrerons également les mouvements et
associations qui se mobilisent au sein du Forum Alternatif Mondial de l'eau (FAME).
Enfin nous porterons les propositions des parlementaires communistes et du Front de Gauche qui agissent pour la création d’un nouveau droit social. Il est en effet urgent de dépasser le système
curatif d’aide à l’impayé et instaurer un nouveau droit à l’eau au même titre que celui au logement ou à l’énergie. Il faut asseoir un nouveau financement qui ne pèse pas que sur l’usager,
instaurer un principe de solidarité nationale reposant sur un pôle public fort mettant à contribution les revenus financiers issus de la marchandisation de l’eau. La gauche a une responsabilité
pour redonner de l'espoir et s’attaquer aux grands enjeux environnementaux et sociaux.
Le Forum
Alternatif Mondial de l’Eau recevait hier, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent.
Contrairement à François Hollande, ils n’ont pas snobé les militants associatifs qui ont organisé le contre-forum. ATTAC, MNLE et beaucoup d’autres associations ont accueilli Jean-Luc Mélenchon
et Pierre Laurent avec un enthousiasme débordant. Pendant deux heures, Jean-Luc Mélenchon a répondu aux questions. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est en phase avec celles et ceux qui
considèrent l’eau comme un bien commun de l’humanité.
Une nouvelle fois le Front de gauche a créé l’évènement avec cette rencontre amicale et studieuse. Avoir rencontré beaucoup de militants et d’élus d’Europe Ecologie Les Verts dans cette
initiative dont mon ami Jean-Luc Touly me conforte dans l’idée que le candidat du Front de gauche est aussi celui de l’écologie !
A quelques semaines du Forum mondial de l’eau, il est bon de rappeler quelques données essentielles :
-La population mondiale augmente de 80 millions de personnes par an, ce qui augmente les besoins en eau de 64 milliards de m3 !
-884 millions de personnes ne disposent toujours pas de l’accès à un point d’eau.
-2,6 milliards de personnes ne bénéficient pas d’assainissement.
-Les maladies liées à l’eau tuent un enfant de moins de 5 ans toutes les 20 secondes.
-Le problème de l’eau est responsable de 80% des maladies et décès dans les pays pauvres.
Dans ce contexte, les propositions que porte le Front de gauche sont d’une actualité brûlante :
-Pour une répartition de la ressource concertée et démocratique.
-Pour la création et le développement d’un service public de l’eau potable et de l’assainissement avec une gestion démocratique et participative.
-Protéger la ressource contre les pollutions agricoles et industrielles.
-Promouvoir des alternatives technologiques non brevetables.
La nationalisation des grands groupes (Veolia – Suez Lyonnaise – Saur) liée à un service public décentralisé sous contrôle citoyen permettra d’atteindre ces objectifs rapidement.
Le forum mondial et son pendant alternatif permettront de focaliser sur les questions de l’eau pendant quelques semaines, cela sera une occasion unique de comparer les programmes, les
propositions et de les confronter.
Pour terminer, je citerai Danielle Mitterrand au sujet du Conseil mondial de l’eau qui a initié le Pacte d’Istanbul pour l’eau : « C’est une supercherie, c’est un club business, c’est une
place de marché, c’est une foire commerciale. Ils s’arrogent une légitimité qu’ils n’ont pas, veulent donner leur avis et gérer l’eau dans le monde entier, laissant notamment penser qu’ils sont
une émanation de l’ONU, ce qui est faux ! »
Voici la tribune parue dans "le Ravi" de décembre.
Voir le texte
Lien du journal "Le Ravi"
Rendez-vous demain SAMEDI 3 DECEMBRE
à partir de 10h à la salle des Associations, cours Masséna à Antibes
pour le Forum Alternatif Mondial de l'Eau (FAME)
Antibes le samedi 3 décembre de 10h à 17h
salle des Associations, cours Masséna
réunion de la coordination de Eau Bien Commun Provence Alpes Côte d'Azur.
Voir l'entretien publié dans la "Lettre de l'élu d 'aujourd'hui".
A 14h30, je participerai à une rencontre autour du thème de l’eau.
Ce débat sera prolongé par la sortie d’un livre collectif dont voici
le contenu de ma participation.
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